A Marseille, une femme a été violée en plein jour et dans la rue

FAITS DIVERS

VIOL - Dans la rue et en fin de journée, une femme a été violée non loin de terrasses dans le 1er arrondissement de la cité phocéenne. L'agresseur présumé a depuis été mis en examen et écroué.

En haut de la Canebière, à Marseille, dimanche 6 août, se dresse une église impériale. A ses pieds, des terrasses de cafés où touristes et locaux profitent de la chaleur du soleil sur la place des Réformés. C'est là, non loin des tables et des chaises qu'une femme a été violée vers 17h, dimanche dernier. 

Trois femmes en terrasse réalisent ce qu'il se déroule sous leurs yeux et alertent rapidement la police. L'un des serveurs du bar leur vient en aide et l'auteur des faits prend alors la fuite. La victime, une femme majeure, ne semble pas être en pleine possession de ses moyens. Déboulée, hésitante, elle dit ne pas se souvenir des évènements. Peu après, les pompiers et la police arrivent sur les lieux.

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"Nous avons été contraintes de rappeler la loi à une policière !"

Une fois les forces de l'ordre sur place, les versions diffèrent. Les trois copines et le serveur de bar racontent que la policière n'a pas réalisé ce qu'il s'était passé. "Quand elle est arrivée, la policière a commencé à dire que nous avions mal vu, qu'il s'agissait d'un frottement, rapporte Sophia à LCI. Ce qui est faux. Et quand bien même. Un frottement reste une agression sexuelle punie par la loi. Nous avons été contraintes de rappeler la loi à une policière pour qu'elle prenne ce viol au sérieux !"

Vingt minutes plus tard, l'agresseur présumé est arrêté et placé en garde à vue, rapporte à LCI Philippe Bianchi, porte-parole de la Direction départementale de la sécurité publique (DDSP) des Bouches-du-Rhône. Pris en flagrant délit, l'homme, un marginal, a depuis été placé en examen pour viol et écroué. Quant à la victime, elle a été conduite à l'hôpital pour y subir une série de tests médicaux.

Sur les trois copines qui ont dénoncé ce viol, deux ont choisi de témoigner publiquement sur les réseaux sociaux. Depuis, elles subissent de violentes attaques en ligne. Commentaires désobligeants, appels à la violence ou encore propos sexistes... Tout y passe. 

Les agressions sexuelles sont des infractions pénales passibles de cinq ans de prison et 75.000 euros d'amende. Le viol est, lui, puni de 15 ans de prison. En 2011, une adolescente de 13 ans avait été aussi violée à Marseille, en pleine rue et en plein jour

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