A Nice, le président de l'université menace de mort un manifestant

A Nice, le président de l'université menace de mort un manifestant

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TENSIONS - "Toi, je te revois sur le campus, seul, t'es mort !", s'écrie Jean-Marc Gambaudo, président d'UCA, en désignant du doigt un jeune homme.

Le président de l'Université Côte d'Azur (UCA) a proféré des menaces de mort à l'encontre d'un manifestant qui occupait le siège de la faculté de Nice et venait de blesser un membre du personnel, mercredi. 


Une scène qui a été filmée puis mise en ligne sur les réseaux sociaux par un collectif d'étudiants. Dans le vacarme des cris et des protestation, la voix du président se distingue très nettement. Tout comme son image. "Toi, je te revois sur le campus, seul, t'es mort !", s'écrie Jean-Marc Gambaudo, président d'UCA, en désignant du doigt un manifestant, sur les images révélées par Nice-Matin dimanche.


L'avocate de la personne visée, Zia Oloumi, a assuré réfléchir à un possible dépôt de plainte. "Il est évident que les propos sont suffisamment violents pour qu’on étudie la possibilité de déposer plainte, pour menaces de mort ou incitation à la violence, mais aucune décision n’est encore prise".

Un manifestant mis en examen

Alors que s'est-il passé ? Mercredi, "un groupe de personnes (...) a forcé les portes du siège de l'université pour essayer de s'y barricader", raconte le parquet de Nice. Là, des échauffourées éclatent et deux membres du personnel sont blessés. Un des manifestants a jeté une chaise sur un membre du personnel. Il est "en arrêt maladie pour 8 jours à cause d’un traumatisme crânien et de douleurs aux cervicales", rapporte l'université. 


Deux jours plus tard, le protestataire, non étudiant, est formellement identifié et placé en garde à vue. Il avait déjà été condamné il y a deux mois pour des faits similaires à un travail d'intérêt général, condamnation dont il a fait appel. 

Dimanche, ce jeune homme de 23 ans a été mis en examen pour violences en réunion et avec arme par destination, dégradations touchant un bien d'utilité publique et refus de donner le code de son téléphone. Il a été placé sous contrôle judiciaire.

Les manifestants sont aussi accusés d'avoir commis des dégradations dans un lieu classé, la salle des actes, au sein du château de Valrose qui abrite la direction de l'université et la faculté de sciences de Nice.

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