Accident de Millas : où en est l'enquête, un semaine après le drame ?

FAITS DIVERS
TRAGÉDIE - Six collégiens sont morts et cinq ont toujours leur pronostic vital engagé, sept jours après cette terrible collision entre un car scolaire et un TER sur un passage à niveau de Millas (Pyrénées-Orientales), le 14 décembre dernier. Et alors que le petit village de Saint-Féliu-d'Avall, d'où sont originaires toutes les victimes, enterre ce jeudi quatre de "ses" enfants, la veille, la conductrice du car a été mise en examen pour homicides involontaires.

L'heure est au recueillement à Saint-Féliu-d'Avall : quatre des six collégiens morts dans la collision entre un car scolaire et un train à Millas (Pyrénées-Orientales) sont inhumés ce jeudi 21 décembre, au lendemain de la mise en examen de la conductrice de l'autobus pour homicides involontaires.

L'accident

A 16 h 03, le 14 décembre, le car de ramassage scolaire, avec à son bord 23 collégiens, avait été percuté à un passage à niveau à Millas par un TER qui roulait à 75 km/h, pour une vitesse autorisée de 100 km/h. Selon l'analyse du tachygraphe, le car, qui débouchait d'un virage, avançait lui à 12km/h. Sous la violence du choc il a été coupé en deux. Dans la foulée, le plan blanc, puis le rouge, permettant aux services de secours et hospitaliers de se mettre en alerte afin de recevoir un grand nombre de blessés. Côté bilan, après avoir annoncé dans les premières heures quatre décès, les autorités ont déploré par la suite deux nouvelles petites victimes. Cinq autres collégiens sont toujours dans un état critique. 

L'enquête

Dans les heures qui ont suivi le drame, une enquête de flagrance pour "homicides et blessures involontaires" a été confiée au groupement de gendarmerie des Pyrénées-Orientales. Elle devait permettre de "mettre toute la lumière sur les circonstances exactes de la survenue de cet accident", avait alors précisé le procureur de la République. Au cœur de cette enquête, déterminer si les barrières du passage à niveau de Millas étaient baissées ou non au moment où le car s'est engagé sur la voie ferrée. Dans un premier temps, le procureur avait évoqué des "témoignages parfois contradictoires" sur ce sujet mais avait ensuite précisé qu'une majorité des témoins affirmaient les barrières étaient fermées.  Le conducteur du TER assure, lui aussi, que les barrières étaient fermées. Chose que réfute la conductrice, elle aussi grièvement blessée. Mercredi 20 décembre, elle a été mise en examen pour "homicides et blessures involontaires par imprudence".

La conductrice

Placée "sous contrôle judiciaire avec notamment l'interdiction de conduire", conformément aux réquisitions du parquet,  cette quadragénaire, mère de famille, continue de contester les faits tels qu'ils lui ont été présentés et maintient avoir vu les barrières du passage à niveau levées. De nouveau hospitalisée après été entendue au Palais de justice de Perpignan - "car son état de santé nécessite des soins importants", a précisé son avocat - , la conductrice est décrite comme "effondrée et dans une grande détresse". "Il arrive souvent" dans ce genre de procédure "qu'il y ait des rebondissements et des mises en examen d'autres personnes", a encore fait valoir l'avocat. Précisant avoir "engagé un cabinet d'expertise spécialisé".

Tout savoir sur

Tout savoir sur

Collision mortelle entre un train et un bus scolaire à Millas

Sur le même sujet

Plus d'articles

Lire et commenter