Accident de Millas : des dizaines de milliers de personnes signent une pétition en soutien à la conductrice du car scolaire

FAITS DIVERS
DRAME - Plusieurs milliers de personnes ont apporté leur soutien à Nadine, la conductrice du car scolaire qui a violemment percuté un train le 14 décembre en fin d'après-midi à Millas (Pyrénées-Orientales) en signant une pétition mise en ligne il y a cinq jours. Pour elles, la quadragénaire mise en examen pour "homicides et blessures involontaires" par imprudence a été accusée trop vite.

Six enfants ont perdu la vie dans ce terrible accident survenu dix jours avant Noël dans les Pyrénées-Orientales et plusieurs familles vont se constituer parties civiles pour pouvoir accéder au dossier. Alors que les investigations se poursuivent pour tenter de déterminer les causes de ce drame, une pétition a été mise en ligne en fin de semaine dernière pour soutenir la conductrice du car scolaire qui emmenait les élèves de Millas à Saint-Féliu-d'Avall. Près de 9 000 personnes l'avaient déjà signée mardi 26 décembre, cinq jours après sa mise en ligne. 


Mercredi 27 décembre à 10h40, la pétition avait atteint les 38500 signatures... 


Nadine, 48 ans, a été mise mise en examen pour "homicides et blessures involontaires" par imprudence une semaine après l'accident,  le 19 décembre 2017. Pour les milliers de signataires, la quadragénaire a été accusée trop vite et sans doute à tort alors que les investigations se poursuivent. 

Les signataires constestent

"Je ne peux pas croire que cette femme ait défoncé une barrière fermée. Il y a une erreur quelque part", écrit ainsi Christian, signataire de la pétition sur Change.org. Joël estime lui que "C'est David contre Goliath.... que la Justice fasse son travail". Chris va dans le même sens en écrivant : "Pot de terre contre pot de fer. Esperons qu'on arrive à prouver la vérité pour pot de terre". 


Estelle indique elle : "Je signe parce que cette femme est aussi une victime, qui actuellement souffre peut être de stress post traumatique, revivant ce moment dramatique et traumatique où plusieurs enfants ont péris, elle le porte certainement sur sa conscience bien qu'elle soit innocente et elle-même..."

Barrières levées ou fermées?

Depuis les faits, la quadragénaire a toujours affirmé que les barrières du passage à niveau étaient levées lorsqu'elle est passée au volant son bus scolaire. 


Le 19 décembre, le procureur de la République de Marseille, Xavier Tarabeux avait indiqué qu'à ce stade des investigations "les constatations matérielles" étaient plutôt en faveur "d’une barrière fermée", mais que ces constatations seront soumises à expertise. "Nous devrons examiner précisément tout le matériel de fonctionnement de ce passage à niveau pour déterminer s'il y a eu ou non un dysfonctionnement", avait-il souligné. 

Concernant les constatations effectuées sur le car scolaire, Xavier Tarabeux a fait savoir que les enquêteurs ont relevé "des traces" au niveau "du bas du bus, à hauteur pratiquement de la barrière". Avant d'aussitôt calmer d'éventuelles ardeurs : "Il faut bien évidemment qu'on analyse si ces traces sur ce bus proviennent de la barrière, si des éléments permettent de le démontrer. Là aussi, il sera difficile d'en tirer des conclusions en tant que tel dans la mesure où avec la violence du choc, on peut imaginer que la barrière ait en elle-même été très dégradée". 

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