Accident de Millas : en colère, des familles de victimes se constituent partie civile

Accident de Millas : en colère, des familles de victimes se constituent partie civile

JUSTICE - Douze jours après l'accident mortel entre un car scolaire et un TER à Millas (Pyrénées-orientales), deux familles de victimes ont décidé de se constituer partie civile. Une de leurs avocates, Me Vanessa Brandone, revient sur LCI sur cette constitution.

Pour accéder au dossier, pour éventuellement demander de nouvelles investigations, plusieurs familles des enfants tués dans l'accident mortel survenu le 14 décembre en fin d'après-midi à Millas ont décidé de se constituer parties civiles. Les proches de deux des six élèves du collège Christian Bourquin qui ont perdu la vie dans cette collision veulent en effet comprendre comment ce drame a pu survenir. 

"La constitution de parties civiles est une procédure tout à fait normale dès lors qu'une information judiciaire est ouverte dans le cadre d'une enquête de cette ampleur, explique Me Vanessa Brandone, avocate représentante des familles. Cette procédure permet d'accéder au dossier et de vérifier ce qu'il s'y trouve. Les parties civiles disposeront dès lors d'un droit qui est celui de de formuler des demandes d'actes à savoir de demander des investigations complémentaires qui peuvent s'avérer nécessaires".

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Interrogée sur la colère des familles qui ont dénoncé notamment la mauvaise prise en charge et qui ont exigé des "excuses de l'Etat", Me Brandone fait savoir que chacune "a un ressenti différent sur cette prise en charge". "Je laisserai le soin aux familles de s'exprimer à nouveau à ce sujet. Pour l'instant, elles ne souhaitent pas s'exprimer par rapport à ce qui a déjà été dit". 

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Elisabeth Pelsez, déléguée interministérielle à l'aide aux victimes, a assuré ce mardi vouloir "mieux faire" dans la prise en charge des proches des victimes, après que trois familles de victimes de la catastrophe de Millas ont fait part de leur sentiment d'"abandon".

Le préfet des Pyrénées-Orientale a rencontré ce jour les familles des victimes en mairie de Saint-Féliu-D'Avall, d'où étaient originaires les enfants. Accompagné par le recteur d'académie, il a reçu "individuellement et à leur demande cinq familles endeuillées" et "leur a rappelé les efforts déployés (...) par l’ensemble des services de soins et de secours, qui ont entrepris tout leur possible pour sauver des vies", selon un communiqué de la préfecture. Il a souligné que "l’équipe de direction, les médecins et les soignants du centre hospitalier de Perpignan avaient veillé à ce que l’information aux familles des enfants décédés se fasse de manière digne et individualisée, avec la possibilité d’un soutien psychologique immédiat".

Toujours selon le texte du communiqué, le préfet et le recteur "ont entendu et pris en compte les remarques des familles sur les maladresses qu’elles ont pu ressentir à l'occasion de l’annonce du décès de leur enfant et dans les jours qui ont suivi".  

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