Ado égorgée à Perpignan : "Maman il va me tuer, il faut que je parte d'ici"

Ado égorgée à Perpignan : "Maman il va me tuer, il faut que je parte d'ici"

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FAIT DIVERS – Alors que Kader Djibel a été mis en examen jeudi soir et écroué pour l'assassinat deux jours plus tôt de sa petite amie, la mère d'Erika déclare que sa fille se savait en danger. "Maman il va me tuer, il faut que je parte d'ici", lui aurait dit sa fille avant d'être assassinée.

L'émotion est toujours vive à Perpignan après le meurtre de la jeune Erika. Une émotion qui se vérifie après le témoignage de la mère de l'adolescente auprès de France 3 Languedoc Roussillon . Elle déclare notamment que sa fille de 17 ans se savait en danger : "Il a tué ma fille, il l'a égorgée, il l'a poignardée, je le maudis. Elle (Erika) m'a dit : 'Maman, il va me tuer, il faut que je parte d'ici et je ne veux pas rentrer à la maison sinon il va te tuer toi aussi.'" Un cri de douleur d'une mère qui réclame justice.

Jeudi soir, Kader Djibel, l'assassin présumé d'Erika, "a été mis en examen pour assassinat et écroué", a annoncé son avocat Fabien Large à sa sortie du tribunal."Il est terrassé par ses émotions", a-t-il commenté. Deux autres jeunes gens qui avaient été entendus dans cette affaire ont été mis en examen pour non assistance à personne en danger mais laissés libres, a-t-il ajouté, sans fournir de précision sur ces deux cas. Ils étaient entendus depuis la nuit du crime.

"Un crime passionnel"

"On est en présence d'un crime communément qualifié de passionnel", a souligné le procureur de la République de Perpignan Achille Kiriakidès. Kader Djidel avait "entretenu une relation amoureuse avec cette jeune fille durant plusieurs mois, mais n'a pas supporté, dit-il, la rupture de cette liaison", a poursuivi le magistrat. 

"En l'état, aucun autre mobile (qu'amoureux) ne peut expliquer son geste", a-t-il souligné : "On peut exclure, contrairement à certaines interprétations véhiculées, la motivation de nature crapuleuse, terroriste". Pour Me Large, la période qui s'annonce sera "difficile, douloureuse, compliquée". "La tension est montée ici, a-t-il noté, avec la marche blanche" organisée par des proches des deux jeunes gens jeudi après-midi à Perpignan.

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