Nicolas Sarkozy bientôt devant le tribunal pour "corruption" ?

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REBONDISSEMENT – D’après nos confrères du "Parisien", le parquet national financier a demandé le renvoi de l’ex-chef de l'Etat devant le tribunal correctionnel. Nicolas Sarkozy pourrait donc être renvoyé devant un tribunal pour "corruption, trafic d’influence et recel de violation du secret professionnel".

Le Parquet national financier (PNF) a réclamé, vendredi 6 octobre, un procès pour "corruption, trafic d’influence et recel de violation du secret professionnel" contre l’ancien chef de l'Etat, Nicolas Sarkozy, dans le dossier des "écoutes". Cette même instance demande également le renvoi en correctionnelle de son avocat, Me Thierry Herzog, et de l’ex-premier avocat général près la Cour de assation, Gilbert Azibert. Selon Le Parisien, qui a dévoilé l'information, le réquisitoire a été signé ce mercredi par la procureur du PNF Eliane Houlette, puis a été transmis aux juges d'instruction le lendemain, avant d'être envoyé ce vendredi aux différentes parties. 

Nicolas Sarkozy avait été placé en garde à vue en juillet 2014, une première pour un ancien chef d’Etat français, puis mis en examen pour "trafic d'influence actif, corruption active et recel de violation de secret professionnel" dans ce dossier. Les juges le soupçonnent d'avoir proposé de faciliter une promotion à Monaco de Gilbert Azibert, ancien avocat général à la Cour de cassation, en échange de renseignements sur l'avancée d'une autre procédure. Ils l'avaient découvert via une mise sous écoute, justifiée par l'enquête sur les accusations de financement de sa campagne victorieuse de 2007 par le dictateur libyen Khadafi. 


Au cours de ces écoutes, qui concernaient également son avocat, il était apparu que Nicolas Sarokzy, qui conversait sous le pseudonyme de Paul Bismuth, aurait sollicité Gilbert Azibert pour connaître les intentions de la justice à son égard dans le cadre de l'affaire Bettencourt (où l'ancien Président a finalement bénéficié d'un non-lieu), mais aussi l'arbitrage fait en faveur de Bernard Tapie dans le cadre de son litige avec le Crédit lyonnais.

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