Affaire Georges Tron : une plaignante affirme être menacée de mort

FAITS DIVERS

MENACES - Accusatrice de l’ancien secrétaire d’Etat Georges Tron dans une affaire d’agressions sexuelles, une plaignante dit avoir reçu des menaces de mort par des lettres anonymes.

"On sait où tu habites et on peut te fumer et tes enfants aussi." Voici le type de courrier qu’aurait reçu à trois reprises une ex-collaboratrice de Georges Tron. Plaignante dans l’affaire l’opposant à son ancien patron pour agressions sexuelles, celle qui souhaite désormais rester anonyme vit dans la peur en attendant la tenue du procès en appel, prévu au mieux fin 2017. 

Selon Le Parisien, son déménagement dans le sud de la France ne lui a donc pas permis de trouver le calme recherché. "Ma cliente s’est installée loin de Draveil (commune dont elle était employée municipale et où Georges Tron est toujours maire) et a repris son nom de jeune fille, précise son avocat. Quelqu’un a malgré tout eu accès à son hall d’immeuble protégé par un code. C’est ce qui l’inquiète le plus."

Deux plaintes, la première classée sans suite

Dans sa boite aux lettres, elle aurait retrouvé trois enveloppes en juillet, septembre et octobre. À l’intérieur, des messages menaçants : "Le procès va arriver alors si tu veux pas avoir des problèmes, tu arrêtes de faire des problèmes, et c’est mieux pour toi". Un cercueil dessiné vient parfois accompagner les mots.

Deux plaintes ont été déposées. "La première a été classée devant l’absence de possibilité d’identifier l’auteur. J’espère que l’enquête va aboutir cette fois", souhaite son avocat. 

Pour rappel, l’affaire Tron a démarré en 2011 avec la plainte de deux anciennes collaboratrices à la mairie de Draveil, dans l’Essonne. Elles accusent le député-maire et une de ses adjointes d’avoir eu des gestes déplacés – requalifiés plus tard en viols et agressions sexuelles – à leur encontre, lors de séances de réflexologie plantaire (massage thérapeutique des pieds). Bénéficiaires d’un non-lieu en 2013, les accusés ont été renvoyés en cour d’assises un an plus tard par la Cour d’appel de Paris.

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Georges Tron renvoyé aux assises pour viols

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