Affaire Grégory : à quoi ressemble le nouveau quotidien de Murielle Bolle dans la Nièvre ?

FAITS DIVERS
CONTRÔLE JUDICIAIRE - Personnage crucial de l'affaire Grégory,Murielle Bolle est hébergée depuis le 4 août dans la Nièvre. Son hôte décrit dans Le Parisien le nouveau quotidien de la quadragénaire, placée en liberté sous contrôle judiciaire.

C'est un témoin clé très discret qui s'est installé depuis une semaine dans la Nièvre. Murielle Bolle, qui se trouvait en détention provisoire depuis le 29 juin dans le cadre de l'affaire Grégory, a en effet été accueillie par un ancien élu local, dans un endroit gardé secret. 


Un ancien élu qui s'est confié ce mercredi au Parisien. L'occasion pour lui de raconter les premiers jours de cette femme de 48 ans, mise en examen fin juin pour enlèvement suivi de mort. Adolescente à l'époque des faits, elle avait accusé son beau-frère Bernard Laroche du rapt du garçon de quatre ans retrouvé mort dans la rivière Vologne, avant de se rétracter. Selon son hôte, Murielle Bolle vit "seule dans un appartement de 55 mètres carrés environ, de 2 chambres, séjour, salle de bain et parquet, sans vis-à-vis avec vue sur la campagne" bourguignonne, précise le quotidien, avec des photos encadrées de "Jean Gabin, de Belmondo et de Bourvil en noir et blanc". Et celui qui l'héberge d'ajouter : "Ce matin-même [mardi], je lui ai acheté à la boulangerie des brioches et un Paris-Brest."

"Pour moi, Murielle est victime d’injustice de la vie"

"Croyez bien que je ne lui demande rien au sujet de l’affaire Grégory. D’une manière générale, elle ne se lâche pas trop, elle ne se montre pas très expansive", précise également l'ancien élu, âgé de 75 ans. Et d'ajouter : "Pour moi, Murielle est victime d’injustice de la vie. Alors quand j’ai appris que même l’église avait refusé de l’héberger, moi qui ne suis pas l’abbé Pierre, je me suis posé des questions. Finalement, cela m’a semblé tout à fait naturel de lui proposer cette solution d’attente. C’était un acte d’humanité. J’en ai parlé à mon avocat et il m’a encouragé."


Interrogé sur les éventuelles critiques que son geste pourrait lui attirer, l'édile assure : "Je n’ai pas honte. Au fond, je me fous de ce que les gens pensent de moi. Plus l’enquête sera rapide, plus vite Murielle Bolle quittera la commune. Soit elle retournera en prison, ce que je ne pense pas. Soit elle retrouvera son chez elle, ce que je lui souhaite."


La libération de Murielle Bolle est assortie d'un strict contrôle judiciaire. Celle qui réside habituellement dans les Vosges ne pourra pas sortir du département de la Nièvre et devra pointer deux fois par semaine auprès des forces de l'ordre. Elle a également interdiction de tout contact avec la presse ainsi qu'avec les protagonistes du dossier, mais pourra voir son compagnon et ses enfants.

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