Affaire Grégory : Jacqueline Jacob a "confirmé son alibi" auprès du juge, annonce son avocat

ENQUÊTE - Jacqueline Jacob, mise en examen en juin avec son mari Marcel pour l'enlèvement et la séquestration suivis de la mort de son petit-neveu Grégory en 1984, a été interrogée ce vendredi par la juge d'instruction, pour la première fois depuis cinq mois. Les époux Jacob sont soupçonnés d'avoir été les "corbeaux" de cette l'affaire et d'être impliqués dans le rapt et la mort de Grégory.

"Les points les plus importants que je souhaitais aborder ont été abordés", a annoncé Me Frédéric Berna, à la fin de l'auditioin de sa cliente Jacqueline Jacob, qui a "confirmé son alibi" auprès de la présidente de la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Dijon, "répondans aux questions" dans un climat "serein".


Au bout d'une audition qui a duré trois heures, la septuagénaire n'a donc pas changé d'attitude, à la grande satisfaction de son avocat qui, avant l'audition, précisait qu'il attendait d'elle qu'elle "mette un terme aux spéculations", sur la participation des époux à l'enlèvement et à la mort de l'enfant, a indiqué à l'AFP l'un des avocats de Mme Jacob, Me Frédéric Berna. Le conseil compte démontrer que les deux époux étaient au travail au moment des faits, une version qu'il affirme "renforcée" par de nouveaux témoignages. L'alibi du couple "est archi-béton et absolument pas mis en cause par les derniers éléments de l'enquête", dire le contraire "c'est nier la réalité objective du dossier", a-t-il martelé.


Les époux Jacob sont soupçonnés d'avoir été les "corbeaux" de l'affaire, auteurs de plusieurs lettres anonymes très bien renseignées, et d'être impliqués dans le rapt et la mort de Grégory, dans le cadre d'un "acte collectif" qu'ils contestent. Jacqueline Jacob avait invoqué son droit au silence lors des premiers interrogatoires en juin, en garde à vue devant les gendarmes comme devant la magistrate chargée du dossier. 

L'arrestation des Jacob, jamais inquiétés auparavant, avait relancé en juin cette affaire

L'arrestation des Jacob, jamais inquiétés auparavant, avait relancé en juin cette affaire qui reste un mystère depuis la mort du petit garçon de 4 ans, retrouvé pieds et poings liés dans les eaux de la Vologne le 16 octobre 1984. Brièvement écroués en juin, les septuagénaires ont été remis en liberté mais avec l'obligation de résider séparément et loin de leur domicile situé dans les Vosges. Un contrôle judiciaire strict que la justice a refusé de modifier, fin octobre, pour éviter une éventuelle concertation au sein du couple... plus de 33 ans après les faits.

Jacqueline Jacob espère pouvoir rentrer chez elle après son audition. Une nouvelle demande en ce sens sera examinée dès lundi par la chambre de l'instruction de Dijon. Les avocats des époux comptent aussi déposer une requête en nullité de leur mise en examen. L'audition de Marcel Jacob, qui devait à l'origine se tenir le 10 novembre, a quant à elle été reportée au 4 décembre, selon une source proche du dossier. Après cet interrogatoire, M. Jacob demandera à son tour une modification de son contrôle judiciaire.

Tout savoir sur

Tout savoir sur

L'affaire Grégory

Plus d'articles

Sur le même sujet