Affaire Grégory : les coïncidences troublantes entre la mort du juge Lambert et celle d'un personnage de son dernier roman

FAITS DIVERS
RESSEMBLANCES - Alors que la piste du suicide est privilégiée pour expliquer la mort du Jean-Michel Lambert, retrouvé mort mardi soir, il existe certaines similitudes entre le décès de l’ex-juge de l’affaire Grégory et le roman qu’il venait de terminer et qui n'a pas encore été publié.

L’ex-juge Lambert, retrouvé sans vie mardi à son domicile du Mans, s’est-il donné la mort de la même façon que l’un de ses personnages de roman, en l'occurrence son onzième et dernier manuscrit  Témoins à charge (en cours de finalisation aux éditions De Borée) ?


Il existe en effet certaines similitudes entre la mort par suicide d’un personnage et celle de l’ancien juge, dont l’autopsie ce jeudi devrait permettre de confirmer ou non s’il s’est donné la mort.

Le personnage se suicide à l'aide d'un sac plastique

 Voici le passage décrivant le décès du Professeur Chabert, dans ce roman écrit par Jean-Michel Lambert : "Le Professeur Chabert s’est donné la mort hier soir dans son bureau. Le corps a été découvert par un confrère, la tête recouverte d’un sac plastique, une bouteille de whisky au pied du fauteuil". Or l'ancien juge a lui aussi été retrouvé dans son bureau, un sac plastique noué sur la tête à l’aide d’un foulard (ou d’une cravate, selon les versions). Selon no informations, une bouteille de whisky a été trouvée à proximité.


Petite différence tout de même, le professeur du roman a laissé une lettre pour expliquer son geste. Aucune découverte de ce genre n’a pour l'instant eu lieu dans l’appartement du défunt.

Ressemblance physique avec le juge Lambert

Nos confrères de La Montagne relèvent également un deuxième parallèle entre le manuscrit Témoins à charge et la réalité. Le Professeur Chabert ressemblerait ainsi étrangement à Jean-Michel Lambert. Physiquement d’abord, puisqu’il est décrit comme "un sexagénaire aux cheveux blancs drus, le regard bleu ciel pétillant d’intelligence derrière des lunettes à fine monture dorée, les lèvres minces esquissant un sourire empreint de bonté". Une description qui rappelle traits pour traits celle de l’ancien magistrat. 


La ressemblance pourrait également se porter sur la psychologie des deux hommes. En effet, le Professeur Chabert explique dans sa lettre qu’il se sacrifie "sur l’autel de la calomnie", afin que "de nouvelles énergies (puissent) prendre le relais et poursuivre le combat".

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Jean-Michel Lambert, le juge indissociable de l'affaire Grégory

Un autre parallèle est fait entre le roman de Jean-Michel Lambert et l’affaire Grégory, avec la présence d’un personnage rappelant étrangement Murielle Bolle. "Une gamine trop instable" du nom de Marilynda accuse en effet, à tort, son beau-père d’un crime dans le manuscrit. Murielle Bolle avait elle accusé Bernard Laroche d’avoir kidnappé Grégory, avant de se rétracter. Par la suite, le juge Lambert s'est toujours dit certain de l'innocence de Bernard Laroche.

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