Affaire Grégory : Marcel Jacob peut regagner son domicile

FAIT DIVERS - Après sa femme, Marcel Jacob, mis en examen avec son épouse Jacqueline pour "enlèvement et séquestration suivis de mort" de leur petit-neveu Grégory en 1984, peut regagner à son tour son domicile. Il avait effectué une demande de modification de son contrôle judiciaire qui a été examinée par la chambre de l'instruction de Dijon ce mercredi et qui a joué en sa faveur.

Un mois après sa femme Jacqueline, Marcel Jacob, mis en examen avec son épouse pour "enlèvement et séquestration suivis de mort" de leur petit-neveu Grégory Villemin en 1984, a été autorisé ce mercredi par la justice à rentrer chez lui, a-t-on appris auprès du parquet général de Dijon. "Marcel Jacob est autorisé à regagner son domicile à Aumontzey (dans les Vosges) et à entrer en relation avec son épouse. Les autres obligations du contrôle judiciaire sont maintenues", a indiqué le procureur général de Dijon Jean-Jacques Bosc. Marcel Jacob devra donc notamment encore pointé régulièrement devant les autorités et est interdit de communiquer avec les journalistes. 


Marcel Jacob, 72 ans, avait demandé à pouvoir rentrer chez lui, un mois après l'autorisation déjà donnée à sa femme Jacqueline de réintégrer le domicile conjugal. Il avait été longuement entendu début décembre par la juge d'instruction chargée du dossier, Claire Barbier, à laquelle son avocat a fourni de nouveaux témoignages confortant, selon lui, son alibi. "Le dossier de l'accusation s'effondre au fur et à mesure des investigations. Aujourd'hui, l'alibi, qui avait déjà été vérifié à l'époque, est de nouveau confirmé, par plus de dix personnes", a indiqué Me Stéphane Giuranna.

Les deux époux sont soupçonnés d'avoir été des "corbeaux" dans une affaire qui foisonne de lettres anonymes, et d'être impliqués dans le rapt suivi de la mort de Grégory, dans le cadre d'un "acte collectif" qu'ils contestent. Mis en examen et brièvement écroués il y a six mois, ils avaient été placés sous un strict contrôle judiciaire, avec obligation de résider séparément et loin de leur domicile d'Aumontzey.


Le procureur général, qui s'était opposé aux précédentes demandes de modification du contrôle judiciaire, au motif notamment que les investigations se poursuivent et évoquant un risque de concertation, s'est à nouveau prononcé mercredi contre la demande de Marcel Jacob.

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