Affaire Grégory : un corbeau envoie des menaces de morts au procureur

JUSTICE - Jean-Jacques Bosc, le procureur général de Dijon, a reçu en août dernier une lettre anonyme le menaçant de mort. Une expertise ADN a été réalisée pour identifier l’auteur de la missive.

Elle est arrivée au parquet général de Dijon (Côte-d'Or) le 11 août dernier, moins de deux mois après le redémarrage de l’enquête sur l’affaire Grégory. 


Sur l’enveloppe, le nom du destinataire en majuscule "Mr BOSC JEAN JACQUES Procureur", tracées à l’aide d’une règle. Son contenu ? Des menaces de mort proférées à cette heure par un individu qui n’a pas été identifié. 

"Y’a un sac qui t’attend"

Le courrier envoyé au magistrat commence, selon les informations de France Inter, "par une insulte, avant de formuler des menaces explicites: 'TU PREND LA MEME DIRECTION QUE LE PTI JUGE LAMBERT. Y A UN SAC QUI T ATTEND'".  Une référence directe au suicide, le 11 juillet dernier, de Jean-Michel Lambert, premier magistrat instructeur de l'affaire Grégory.


L’expéditeur anonyme n’en reste pas là et poursuit : "Tu sauras jamais pour le petit". Il conseille par ailleurs de "s'intéresser au rôle d'un journaliste dans l'affaire, avant de conclure", selon nos confrères. Et de conclure :  "JUSTICE EST FAITE POUR LAMBERT ET LES AUTRES. GENDARMES ET FLICKS A VOIR..." 

Comme le rappelle France Inter, des lettres pour le moins étranges sont envoyées régulièrement au procureur et aux personnes chargées des investigations, notamment Claire Barbier, magistrate chargée depuis juin de l'instruction. Les expéditeurs livrent notamment leur point de vue sur l’affaire, tentent de donner des conseils, des suggestions. Toutes, sans exception,  sont lues et regardées de près. 


Mais la lettre adressée en août dernier à Jean-Jacques Bosc revêt un tout autre caractère puisqu’il s’agit cette fois de menaces. Le courrier " fait également "référence à des éléments précis, comme le rôle joué par un journaliste, après les déclarations de Murielle Bolle en 1984". 

Un ADN masculin et 13 mélanges d’ADN

La lettre a été envoyée sans attendre au laboratoire pour analyses. Selon les résultats qui viennent d’être connus, un profil ADN masculin a été isolé sur la lettre et l'enveloppe, ainsi que 13 mélanges d'ADN masculin et féminin.


" Aucune correspondance n'a été trouvée avec les centaines de personnes (témoins, mais aussi experts, gendarmes, etc) dont l'ADN a déjà été récolté dans l'affaire",  précisent nos confrères.  Les investigations se poursuivent. 

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