Affaire Jacqueline Veyrac : sept personnes mises en examen

FAITS DIVERS

JUSTICE - Sept personnes ont été mises en examen dimanche dans l'affaire du rapt de l’hôtelière Jacqueline Veyrac, dont six pour enlèvement. Cinq d'entre-elles ont été placées en détention provisoire et deux sous contrôle judiciaire.

Aucun suspect n'est reparti libre. Les sept personnes déférées dans l'affaire de l'enlèvement de Jacqueline Veyrac dimanche au parquet de Nice ont toutes été mises en examen. Cinq d'entre-elles ont été placées en détention provisoire et deux sous contrôle judiciaire, a indiqué le procureur de Nice à LCI.

Parmi les prévenus, six ont été mis en examen pour enlèvement, séquestration et extorsion. Ces six personnes encourent la réclusion criminelle à perpétuité du fait de la qualification retenue d’association de malfaiteurs en bande organisée. Une septième personne a été mise en examen et placée sous contrôle judiciaire pour non empêchement de crime. Il s’agit d’un policier à la retraite reconverti en détective privé qui aurait été informé du rapt mais n'aurait pas prévenu la police. Il encourt jusqu’à 5 ans d’emprisonnement.

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    Le profil des suspects

    La riche hôtelière de 76 ans avait été kidnappée lundi dernier en plein centre ville de Nice avant d'être retrouvée saine et sauve deux jours plus tard dans le coffre d'une voiture. Parmi les personnes mises en examen figure notamment Giuseppe S., le commanditaire présumé. Pour les enquêteurs, cet Italien, ancien locataire-gérant entre 2007 et 2009 du restaurant niçois La Réserve, propriété de la famille Veyrac, aurait organisé le rapt pour se venger. Depuis la liquidation judiciaire de l'établissement en 2009, il aurait nourri une rancoeur tenace envers la propriétaire, qu'il tenait pour responsable et qui avait repris la gestion de l'affaire après la liquidation. Avec ce rapt, il aurait eu l’intention de réclamer une rançon à la famille. Et c'est autour de cet homme que se serait constituée l'équipe de ravisseurs aux profils détonants. 

    Parmi les autres complices présumés on trouve également Luc G., un paparazzi suspecté d’avoir participé à la préparation du kidnapping. Celui que l'on surnomme dans la région "Tintin" aurait ainsi posé une balise sous le véhicule de Jacqueline Veyrac. Un détective, ancien policier, qui aurait pu être au courant du crime sans prévenir la police, fait également partie des personnes présentées aux magistrats.  Les autres mis en cause apparaissent comme des hommes de main. 

    En vidéo

    Enlèvement de Jacqueline Veyrac : l'ancien gérant de l'un de ses restaurants en garde à vue

    Pieds et poings liés pendant deux jours

    La vieille dame de 76 ans a fait un "impressionnant" récit de sa détention, selon les mots du procureur. Pendant 48 heures, "elle est restée attachée avec des 'serre-flex' (collier de serrage en plastique, ndlr) aux poignets et aux chevilles, la bouche et même parfois les yeux fermés par des rubans adhésifs", a raconté le procureur.  Elle "est parvenue par deux fois à se libérer de ses liens" et est "presque parvenue à sortir du véhicule", a-t-il souligné, indiquant que Jacqueline Veyrac "portait des blessures aux points où elle était attachée, blessures qu’elle s’était faites elle-même en essayant de se libérer". 

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