Affaire Omar Raddad : les traces ADN "exploitables" peuvent-elles vraiment le disculper ?

Affaire Omar Raddad : les traces ADN "exploitables" peuvent-elles vraiment le disculper ?

FAITS DIVERS
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ENQUÊTE - Des traces ADN "exploitables" ont été mises en évidence 24 ans après le meurtre de Ghislaine Marchal, qu’Omar Raddad a toujours nié. Son avocate pense que "le véritable meurtrier" va être découvert.

L’espoir resurgit pour l’ancien jardinier qui a toujours clamé son innocence. Gracié mais pas innocenté, Omar Raddad espère aujourd'hui plus que jamais obtenir la révision de son procès, puisque des traces d'ADN "exploitables" ont été mises en évidence après de nouveaux prélèvements dans l'affaire du meurtre de Ghislaine Marchal en 1991. L'avocate d'Omar Raddad, Me Sylvie Noachovitch, estime ce vendredi que l'exploitation de ces traces d'ADN permettra "de découvrir qui est le véritable meurtrier".

Les traces d'ADN mises en évidence n'ont pas encore été exploitées. Elles devraient l'être "dans les mois qui viennent", selon le parquet. Mais celui-ci souligne qu'il convient de "rester extrêmement prudent quant aux identités génétiques recueillies sur ces traces", qui "peuvent provenir des protagonistes de l'affaire tout autant que de manipulations ultérieures aux faits". Elles devront être comparées notamment au Fichier national automatisé des empreintes génétiques (Fnaeg).

"Je veux un nom, le nom de l'assassin"

"Cette nouvelle étape est fondamentale" a expliqué Me Sylvie Noachovitch sur France Info ce vendredi. "On peut désormais dire avec certitude qu'il y a des ADN exploitables. On va savoir dans ces conditions qui est le meurtrier". L'avocate d'Omar Raddad poursuit : "Il y a notamment un même ADN relevé sur une porte et un chevron qui est mélangé au sang de la victime. J’attends que le procureur de la République fasse le nécessaire sans attendre que je lui demande. On a un ADN qui est clair, net et précis, on en a même deux, donc on doit faire ce qu’il faut faire", a insisté l'avocate interrogée par la radio . "Le simple doute nous permettrait d’obtenir cette révision (...) J’attends d’avoir une certitude, je veux un nom, le nom de l'assassin. Et à ce moment-là la cour de révision n'aura pas d’autre choix." 

Me Noachovitch assure également que son client Omar Raddad est aujourd'hui "un homme plein d'espoir, de joie, de bonheur mais il est également impatient car il clame son innocence depuis trop longtemps". L'ancien jardinier n'a eu de cesse de clamer qu'il n'a pas tué sa patronne Ghislaine Marchal, âgée de 65 ans. Cette riche veuve d'un équipementier automobile, dont l'accusé était le jardinier, a été tuée à coups de couteau le 23 juin 1991.
 

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