Affaire Tariq Ramadan : pas de troisième mise en examen pour viol

Affaire Tariq Ramadan : pas de troisième mise en examen pour viol

FAITS DIVERS
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ENQUÊTE - Les juges d'instruction ont décidé de ne pas mettre en examen le prédicateur à une troisième reprise pour viol. Au cours de son interrogatoire, il a toutefois reconnu avoir eu une relation sexuelle avec son accusatrice.

Tariq Ramadan ne sera pas mis en examen une troisième fois pour viol. Le prédicateur suisse, qui était interrogé mardi 5 juin par des juges d'instruction parisiens, devait répondre d'accusations de viol, formulées par Mounia Rabbouj, qui avait affirmé que ce dernier l'avait violée à neuf reprises, entre 2013 et 2014. Au cours de son audition, il a reconnu des relations sexuelles "consenties" avec cette dernière.


"Les magistrats ont considéré, à la suite des explications de monsieur Ramadan et des documents qui ont pu être fournis, qu'il n'y avait pas lieu de [le] mettre en examen", a déclaré son avocat Me Emmanuel Marsigny. "Il a longuement expliqué aux magistrats (...) qu'il y avait eu des jeux sexuels, qu'il y avait eu des relations sexuelles également mais qu'elles ont toutes été toujours librement consenties", a précisé le défenseur. Contactée par LCI, la défense de Mounia Rabbouj n'avait pas encore réagi à l'instant où nous publiions ces lignes.

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Me Marsigny se réjouit d'un "tournant"

Préalablement à l'audition de Tariq Ramadan, mis en examen dans deux autres affaires similaires, l'accusation avait fait verser au dossier une robe noire de sa possession tachée de sperme, pour prouver l'existence de la relation sexuelle. A l'inverse, la défense de l'islamologue avait de son côté déposé "plus de 300 vidéos et plus de 1000 photos" supposées témoigner d'une relation consentie entre l'intellectuel et cette femme. Suffisant, en tout cas, pour que les juges décident de ne pas l'inculper.


Détenu à l'hôpital pénitentiaire de Fresnes depuis février, Tariq Ramadan, 55 ans, est déjà mis en examen pour deux autres faits de viol. L'un est porté par la militante laïque, ancienne salafiste et admiratrice de ce dernier, Henda Ayari. Celle-ci, qui a situé les faits en avril puis en mai 2012, subit depuis une vague de harcèlement de la part de partisans de Ramadan l'accusant de mentir. Une deuxième plainte, émanant de "Christelle", pour des faits datant de 2009. Chacune dépeint des agissements d'une grande violence. Une quatrième plainte, inscrite en Suisse, attend encore d'être versée au dossier français.

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