Affaire Troadec : Hubert C. et Lydie Troadec, un couple réservé, "bizarre", "On ne les voyait presque jamais"

FAITS DIVERS
FAIT DIVERS - Dimanche matin, Hubert C. et son épouse Lydie, sœur de Pascal Troadec ont été placés en en garde à vue dans le cadre de l'enquête sur les disparus d'Orvault (Loire-Atlantique). Lui a reconnu devant les enquêteurs avoir tué son beau-frère, son épouse Brigitte, et leurs enfants Sébastien et Charlotte. Il aurait ensuite indiqué avoir démembré les corps mais pour l'instant, les cadavres sont introuvables. Les voisins du couple en garde à vue, domicilié au lieu-dit de Croas al Lan à Plouguerneau dans le Finistère, sont sous le choc.

Depuis plusieurs jours, ils avaient compris qu'il se passait quelque chose mais ne savaient pas quoi. "On a vu des gens des forces de l'ordre que l'on ne voit pas habituellement ici. Ils sont pas venus une, mais plusieurs fois...C'est hier que l'on a compris, quand il y a eu la garde à vue et la police scientifique dans la rue", confie une voisine du couple en garde à vue ce lundi à LCI. 


Depuis dimanche matin , Hubert C. et son épouse Lydie, domiciliés au lieu-dit de Croas al Lan à Plouguerneau dans le Finistère, sont face aux enquêteurs dans le cadre de l'affaire des disparus d'Orvault. Le couple avait déjà été entendu une première fois.  Dimanche 5 mars, ils ont été placés en garde à vue après que l'ADN de Hubert C. a été retrouvé au domicile des Troadec à Orvault et dans la voiture de Sébastien découverte sur le parking d'une église à Saint-Nazaire. 


Lui est passé aux aveux depuis. Il a reconnu avoir tué Pascal son beau-frère, Brigitte sa femme, et leurs deux enfants Charlotte et Sébastien avant de les démembrer et de brûler leurs corps quelque part aurait-il dit, dans le Finistère.  

"Ils étaient bizarres..."

"On allume la télé, et au fur et à mesure, on apprend des choses. Depuis dimanche, les journalistes défilent et nous bombardent de question. Cette affaire, tout le monde la suit depuis le début. Quand vous apprenez que peut-être, le monstre vivait à côté de chez vous, ça fait peur. Il y a la présomption d'innoncence... mais apparement il a avoué alors " dit un riverain. 


Sur le lieu-dit de Croas al Lan,  tous les habitants évoquent Lydie Troadec et Hubert C. avec les même mots, et rappellent toujours les mêmes anecdotes. "Ce sont des gens réservés, on ne les voyait presque jamais, ils vivaient là, avec leur fils âgé d'une dizaine d'années. Et puis ils ne disaient jamais 'bonjour' alors. C'est sûr, ils étaient bizarres... de-là à imaginer une histoire comme ça", commente l'un d'eux. 


"Ils ne prenaient pas soin de leur maison, leur jardin est en friche, avec des herbes très hautes et des animaux. Il y a eu des poules, des canards et des chiens, il paraît qu'ils rentraient même dans la maison. Certains se sont même plaints de la présence de rats dans le jardin!", ajoute un autre. 

"On les invitait tout le temps"

Plusieurs voisins indiquent que le comportement du couple aurait changé il y a quelques années. "Je ne sais pas trop pourquoi, presque du jour au lendemain, Hubert a arrêté de me saluer. C'était un peu après la naissance du petit qui aujourd'hui doit avoir une dizaine d'années. L'enfant a des troubles mentaux, il ne va pas très bien, il a changé trois fois d'établissement, nous on y est pour rien", déplore un riverain. 


Une jeune femme chargée d'organiser la Fête des voisins dans le quartier n'a de souvenir du couple que sa boîte aux lettres. "Je la connais bien car tous les ans, j'y glissais un carton pour la Fête es Voisins. On les invitait tout le temps mais ils ne venaient jamais. Ils ne répondaient même pas d'ailleurs". 


Contacté par LCI, le frère de Hubert C.; lui aussi domicilié à Plouguernau, n'a pas souhaité faire de commentaire. 


Le procureur de la République de Nantes Pierre Sennès tient une conférence de presse lundi après-midi sur les événements récents survenus dans cette affaire. Une histoire d'héritage et de lingots d'or pourrait être à l'origine de ce terrible drame. 

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