Affaire Troadec : la justice traque le mystérieux trésor en Andorre et à Monaco

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ENQUÊTE - Un héritage, constitué de plusieurs dizaines de kilos d’or, aurait conduit Hubert Caouissin a massacrer les quatre membres de la famille Troadec dans leur pavillon d’Orvault, dans la nuit du 16 au 17 février. Un héritage qui pourrait se trouver en Andorre, s’il existe…

"Cet or existe et a brisé notre famille." C’était le cri du cœur lancé, dans Le Parisien daté du 8 mars, par Renée, la mère de Pascal Troadec, tué dans la nuit du 16 au 17 février en même temps que sa femme Brigitte et ses deux enfants, Sébastien et Charlotte, à Orvault. Le beau-frère de Pascal, Hubert Caouissin, compagnon de Lydie Troadec, a avoué avoir commis le quadruple assassinat, évoquant face aux policiers un héritage que Pascal aurait refusé de partager avec sa sœur pour justifier son acte. 

Depuis, les enquêteurs s’attellent à retrouver la trace de ce magot, devenu une obsession pour le meurtrier présumé et sa compagne. En effet, Le Parisien révèle ce jeudi que la justice a récemment délivré des commissions rogatoires pour le chercher dans les principautés d’Andorre et de Monaco.

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Pour l’heure, la police judiciaire, en fouillant le pavillon familial des Troadec à Orvault, a seulement pu mettre la main sur des lettres écrites par Renée Troadec à l’adresse de son fils, pour lui reprocher d’avoir "volé l’héritage". Aucune donnée factuelle, en revanche, ne confirme son existence. Pour Renée Troadec, son mari, Pierre, aurait débusqué ce trésor en 2006, en effectuant des travaux dans un immeuble du Vieux-Brest qu’il possédait. Elle parle de "lingots et de pièces d’or"... qu’elle n’a jamais vus, et dont elle se révèle incapable de chiffrer la quantité et la valeur. De son côté, Hubert Caouissin a affirmé n’avoir jamais pu, lui non plus, poser les yeux sur ces lingots et ces pièces.

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La légende raconte qu’il s’agirait d’une caisse de 60 kilos d'or égarée lors du chargement précipité du métal précieux à l’arrivée des Allemands en 1940. "Je n'en ai jamais trouvé trace dans les livres historiques consacrés à cette période à Brest, ce qui ne veut pas dire que c'est un mythe", indique à LCI, perplexe, Christian Bougeard, historien spécialiste de la seconde guerre mondiale en Bretagne. Selon Renée Troadec, en tout cas, c’est sur sont lit de mort que Pierre a révélé à son fils Pascal l’existence et l’emplacement de ce trésor, en novembre 2009. Avant que sa sœur ne l’apprenne, par leur mère, courant 2010…

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"En 2010 j'ai dû être hospitalisée, Pascal m'a demandé la clé de la maison et a profité de mon absence pour s'emparer de cet or. Il a spolié sa sœur Lydie ! J'ai bien essayé d'intervenir et d'arbitrer. J'ai dit que je n'étais pas d'accord, mais Pascal est devenu très autoritaire et m'a dit de me taire, détaillait Renée Troadec dans son entretien du 8 mars au Parisien. Pascal a même dit que Lydie n'était pas ma fille. C'est dur d'entendre cela. (…)Pascal et sa famille voyageaient beaucoup. C'était une preuve car leur situation financière a bien changé au tournant de 2010. Pascal se vantait d'avoir placé l'or à Monaco et en Andorre et qu'il y en avait assez pour vivre longtemps. Mais qu'on ne pouvait pas y toucher." Hasard ou coïncidence : Pascal et Brigitte Trodec avaient fini par prendre leurs habitudes estivales à Perpignan, tout près de la route d’Andorre.

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