Agde : des familles portent plainte pour des violences sur leurs enfants lors d'un voyage scolaire

FAITS DIVERS

ENQUÊTE - Plusieurs familles ont porté plainte à Agde après un voyage scolaire organisé entre les 9 et 14 mai dernier. Les accompagnateurs sont accusés d'avoir violenté plusieurs enfants au cours du séjour à Ercé, en Ariège.

Les élèves de CM1 et CM2 étaient en classe astronomie. Plusieurs familles ont porté plainte à Agde, dans l’Hérault, pour "violence sur mineur de moins de 15 ans", révèle ce vendredi le quotidien local Midi libre. Ces plaintes font suite à un voyage scolaire de l’école Frédéric-Bazille qui s’est déroulé à Ercé, en Ariège, du 9 au 14 mai dernier. Contactée par metronews, la direction académique des services de l'Éducation Nationale de l'Hérault confirme les plaintes et précise que deux enquêtes sont en cours : l'une administrative au sein de l’éducation nationale, et l'autre policière.

Selon les témoignages recueillis par le journal local, les parents dénoncent "un cauchemar vécu par les enfants". Le directeur de l’établissement scolaire a été interrogé par plusieurs familles, afin de comprendre pourquoi leurs enfants dénonçaient des violences de la part d’animateurs lors du séjour.

Coups, isolement et privation de repas

Les faits relatés par les élèves se seraient déroulés dans un centre d’hébergement d’Ercé. Le voyage, encadré par des enseignants et des animateurs locaux dans le cadre d’un programme pédagogique de l’association "Chemins du monde", est agréé par l’inspection académique de l’Ariège. Midi libre précise qu’un animateur est nommément visé par deux plaintes. "Il a dit à mon fils, 'tu veux que je te montre ce qu’est la violence ?', il lui a fait un croche-pied, a posé son pied sur lui et s’est mis en équilibre dessus de tout son poids", raconte une maman au quotidien.

Mais les violences ne semblent pas s’être arrêtées là : chaussure de randonnée ou balle de tennis jetées sur les enfants en cas de bavardage, coups de coude, privation de repas, isolement, menaces ou encore chaussures d’un enfant jetées par la fenêtre en pleine nuit, plusieurs violences auraient été confiées par les écoliers à leurs parents. "Des violences physiques et morales", précise au journal un père qui ne comprend pas comment "des personnes comme cela puissent travailler auprès d’enfants." Ce dernier pointe également le directeur de l’école Frédéric-Bazille, qui serait visé par une des plaintes.  

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