Agression filmée de policiers au Nouvel an à Champigny-sur-Marne : au moins 14 interpellations

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INTERPELLATIONS – Au moins quatorze personnes ont été arrêtées ce mardi matin en Île-de-France dans le cadre de l’enquête sur l’agression de deux policiers à Champigny-sur-Marne dans la nuit du 31 décembre 2017 au 1er janvier 2018.

Vaste coup de filet ce mardi matin en région parisienne. Plus de trois mois après les faits, au moins quatorze personnes ont été interpellées ce mardi matin dans le cadre de l’enquête sur la violente agression de deux policiers à Champigny-sur-Marne dans la nuit du 31 décembre 2017 au 1er janvier 2018. Une agression qui avait provoqué un tollé et une vive émotion dans tout le pays. 

Dans le détail, au moins douze hommes et deux femmes (dont cinq mineurs au total), soupçonnés d'avoir porté des coups ou d'avoir filmé la scène, ont été interpellés dans le Val-de-Marne, les Hauts-de-Seine, les Yvelines, le Val-d'Oise, en Seine-et-Marne et dans l'Eure. Ils ont été placés en garde à vue pour violences en réunion sur personnes dépositaires de l'autorité publique, non-assistance à personne en danger et enregistrement ou diffusion d'images de violences.


Selon nos informations, une grenade modèle utilisée par les forces de l’ordre a été retrouvée en perquisition au domicile de l’un des suspects. Il pourrait bien s’agir de la grenade fumigène perdue par la policière frappée ce soir-là. 

En vidéo

Un témoin des violences à Champigny témoigne

"Tous les auteurs ont été arrêtés", a affirmé mardi le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb sur LCI. Cette vague d'arrestations intervient un peu plus de trois mois après le début de l'enquête, menée par la Sûreté départementale du Val-de-Marne. Tout avait démarré peu après minuit le 1er janvier, à cause d'une soirée du réveillon qui dégénère à Champigny-sur-Marne, en proche banlieue parisienne.


Cette nuit-là, un événement non autorisé dans un hangar d'une zone industrielle de la ville tourne à la foire d'empoigne. Parmi les renforts, un capitaine de police et une gardienne de la paix du commissariat voisin de Chennevières-sur-Marne arrivent sur place. Les deux policiers se garent et continuent à pied. Ils se retrouvent rapidement au milieu de la foule, qui s'éparpille après l'intervention  policière. Violemment pris à partie par quelques personnes, le duo se met à courir et se retrouve séparé. La suite est racontée par la vidéo qui a tourné en boucle sur les réseaux  sociaux. 

Un "lynchage lâche et criminel"

On y voit la policière de 25 ans, roulée en boule au sol, se faire rouer de coups de pieds par plusieurs hommes qui l'encerclent. Plus loin, le capitaine de 48 ans reçoit un coup de poing au visage, synonyme de fracture du nez et de 10 jours d'ITT. Lui n'a pas été filmé et  l'enquête n'a pas pour l'instant permis de retrouver ses agresseurs. Frappée au visage, au ventre et aux jambes, un médecin a réévalué à 30 jours son interruption totale de travail (ITT), initialement fixée à 7 jours. 


Cette agression amplement médiatisée parce que filmée, avait suscité l'indignation générale de la classe politique. À commencer par le président Emmanuel Macron, qui avait condamné un "lynchage lâche et criminel", en promettant que les coupables seraient "retrouvés et punis".

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