Agression du Nouvel an à Champigny : 11 personnes mises en examen, dont 6 soupçonnés d'avoir frappé la policière

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AGRESSION - Une policière de 25 ans avait été rouée de coups dans la nuit du 31 décembre 2017.

Onze personnes ont été mises en examen dans l'affaire de l'agression de policiers à Champigny-sur-Marne (Val-de-Marne) le soir du Nouvel an, dont six accusées d'avoir roué de coups une policière au sol, une scène filmée qui avait provoqué l'indignation.


Les arrestations de 14 personnes - trois ont été relâchées à l'issue de leur garde à vue - mardi à l'aube, en région parisienne et dans l'Eure, étaient intervenues après trois mois d'enquête et d'exploitation de vidéos de l'agression de la policière de 25 ans, devenues virales sur les réseaux sociaux.

Plusieurs individus s'étaient "acharnés" selon ses mots

La gardienne de la paix était arrivée avec son supérieur sur les lieux de cette soirée de Nouvel an non-autorisée qui avait dégénéré, en renfort de policiers en train de procéder à la dispersion de plusieurs centaines de jeunes. 


Dans une atmosphère chaotique et de grande tension perceptible sur les vidéos, la policière avait été séparée de son capitaine, projetée au sol, et rouée de coups par plusieurs individus qui s'étaient "acharnés" sur elle selon ses mots. Un peu plus loin, son supérieur avait lui reçu un violent coup de poing au visage. Ses agresseurs n'ont pour l'heure pas pu être identifiés.


Parmi les mis en cause, trois seulement ont des antécédents judiciaires, a indiqué la procureure de Créteil Laure Beccuau, indiquant que ces jeunes, âgés de 16 à 20 ans, ne se connaissaient pas pour la plupart. "Il y a eu un effet de groupe", même si "ce ne sont pas des gentils", estime une source proche du dossier.

C'était son premier poste

Tous les mis en cause n'ont pas été retrouvés avait indiqué le matin la procureure lors d'une conférence de presse pour annoncer l'ouverture d'une information judiciaire. Trois autres personnes ont été mises en examen pour non-assistance à personne en danger, et placées sous contrôle judiciaire. Les suspects nient, et expliquent avoir eu "peur de se faire eux-même frapper", selon la procureure du parquet de Créteil.

La policière agressée, dont c'était le premier poste, n'a toujours pas repris le travail, et souffre d'un "préjudice psychologique intense", notamment du fait de la diffusion à grande échelle de la vidéo, a précisé Laure Beccuau. Ses agresseurs risquent jusqu'à sept ans de prison.

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