Albi : une institutrice poignardée à mort, son agresseuse mise en examen pour assassinat

Albi : une institutrice poignardée à mort, son agresseuse mise en examen pour assassinat

FAIT DIVERS - Une professeur des écoles est morte ce vendredi matin à Albi (Midi-Pyrénées), poignardée par la mère d'un élève. Vraisemblablement déséquilibrée, elle a été placée en psychiatrie avant d'être mise en examen pour assassinat ce samedi.

Une institutrice est morte ce vendredi matin à Albi, en Midi-Pyrénées, poignardée par la mère d'un élève. "Ce matin, une maman est arrivée avec un couteau et a poignardé devant les enfants une enseignante âgée de 34 ans", a détaillé le procureur d'Albi, Claude Derens. L'assaillante a été immédiatement arrêtée et placée en garde à vue, a-t-il ajouté. Ce samedi, cette femme de nationalité espagnole a été mise en examen pour assassinat.

"De façon immédiate, la mise en cause va être placée en milieu psychiatrique sous contrainte", a annoncé à la presse Claude Derens vendredi en fin de journée. Cette décision fait suite à une expertise conduite dans l'après-midi par deux praticiens, dont les conclusions préliminaires font état, au moment des faits, de "troubles psychiques ayant aboli son discernement au sens de l'article 122-1 du Code pénal". Une contre-expertise pourrait être ordonnée dans les prochaines semaines.

Les faits se sont déroulés à l'ouverture des classes, vers 9 h, dans l'école primaire publique Edouard Herriot. La victime, Fabienne Terral-Calmès, était mère de deux petites filles et enseignait en moyenne section, indique la Dépêche du Midi . Elle a été tuée devant ses élèves. "Quand je suis arrivé sur les lieux, on essayait de la ranimer. Elle était en arrêt cardiaque dans sa classe", a précisé le procureur. Selon le site Internet de la ville, le groupe scolaire, situé près du Stadium municipal de la préfecture du Tarn, accueille 284 enfants en maternelle et primaire.

Réaction de François Hollande

On ignore encore pourquoi la mère de l'élève s'en est prise à l'enseignante. Agée de 47 ans, elle est mère de deux enfants mais n'avait à sa charge que la cadette de six ans. Elle avait déjà été signalée début 2014 au parquet pour des "troubles psychiques" et une enquête pour délaissement de mineur avait été ouverte, conduisant à son hospitalisation en milieu psychiatrique jusqu'au 18 mars. Elle avait ensuite récupéré sa fille en Espagne et l'avait scolarisée à Albi en mai.

Le ministre de l'Education Benoît Hamon s'est rendu sur place vendredi matin. Le président François Hollande a quant à lui rapidement réagi, exprimant sa "consternation" après ce "drame abominable". Dans une déclaration transmise par Matignon, le Premier ministre Manuel Valls a pour sa part exprimé son "effroi". "C'est toute la communauté éducative qui est en deuil aujourd'hui", a souligné le chef du gouvernement. 

Drame exceptionnel 

Avant ce meurtre - tout à fait exceptionnel -, quatre enseignants ont été tués en France en 30 ans. Le dernier meurtre en date remonte au 15 août 1995 et s'est produit à Dax, à l'extérieur d'un établissement scolaire.

Pour autant, une étude de l'Insee menée entre 2007 et 2013 et publiée jeudi indiquait que plus d'une personne sur dix travaillant dans l'Education nationale déclarait avoir fait l'objet de menaces et d'insultes, soit près de deux fois plus que dans l'ensemble des autres professions.


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