Alerte à la bombe : un lycée de Compiègne évacué après des menaces sur Internet

FAITS DIVERS
MENACE - Un lycée de 2000 élèves a été évacué ce lundi 11 janvier à Compiègne depuis le milieu de la matinée. Une mesure qui a fait suite au signalement d'un message posté sur internet dans la nuit laissant craindre des attaques.

Lundi matin, 9h50. Au lycée Mireille Grenet de Compiègne (Oise) , l'alarme incendie retentit. Tous les élèves sont évacués dans la cour, croyant d'abord à un exercice ou à la blague d'un plaisantin. "On était détendus, on se préparait à remonter en classe, quand les surveillants sont revenus vers nous, paniqués", nous raconte un lycéen sur place. "Ils nous ont dit, 'c'est pas un exercice'". 

Une évacuation due à "une alerte à la bombe prise très au sérieux" confirme ce matin à metronews le rectorat d'Amiens : "L'intégralité du bâtiment a été évacué sur l'ordre de la préfecture, cela représente pas loin de 2000 élèves. Pour l'heure, les lycéens sont regroupés sur une place publique. Le temps que les enquêteurs fassent le tour de l'établissement, les cours ne devraient pas reprendre dans la journée", nous précise-t-on. 

Un message sur internet

L'origine de la menace est à prendre avec précaution. Sur les réseaux sociaux, un message posté sur un forum de jeux vidéos et repris à grande échelle sur Twitter dévoile les intentions macabres d'un supposé lycéen de l'établissement Mireille Grenet. "Vous allez entendre parler de moi, sachez-le", annonce l'auteur du message. "A force de me faire insulter, battre, maltraiter par beaucoup de gens j'ai pris conscience qu'il était temps que je mette fin à mes jours et à ceux de milliers d'élèves. J'ai trouvé réconfort en dieu. (...) Ayant bien prévu mon petit coup et sachant que je me sacrifier en tirant dans le tas ne servirait  rien, j'ai donc préparé quelques petites bombes radiocommandées".

Si le contenu du message et l'origine de la photo - facilement repérable sur d'autres contenus en ligne - laissent sceptique sur son authenticité, le lycéen interrogé par metronews nous affirme pourtant qu'il est un sujet de discussion depuis dimanche soir, entre élèves. "On croyait à une blague", précise-t-il encore. Selon la préfecture, "une enquête a d'ores et déjà été ouverte pour retrouver l'auteur de la menace sur internet". L'alerte a quant à elle été levée aux alentours de midi. 

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