Alertes dans les lycées : un jeune homme de 18 ans interpellé près de Dijon

FAITS DIVERS
FAITS DIVERS - Un jeune homme âgé de 18 ans a été interpellé près de Dijon dans le cadre de l'enquête sur les appels menaçants passés dans les lycées. Le suspect a été placé en garde à vue.

Le dernier appel a été passé ce lundi matin dans un lycée de Belfort et a nécessité l'évacuation de pas moins de 2000 élèves. Les semaines précédentes, ce sont notamment les établissements de Lyon (Rhône) et de Paris pour l'Hexagone mais aussi plusieurs lycées de Grande-Bretagne et d'Australie qui ont été la cible de fausses alertes à la bombe.

L'auteur de plusieurs appels menaçants a peut-être été identifié, après des semaines d'enquête. Ce lundi, on apprenait en effet qu'un jeune homme âgé de 18 ans avait été interpellé à Marsannay-le-Bois, commune de 823 habitants près de Dijon (Côte d'or) dans le cadre des investigations menées suite aux fausses alertes. Le suspect a été placé en garde à vue. Son père a lui aussi été interpellé par les forces de l'ordre avant d'être relâché en fin de matinée.

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Déjà connu des services de police

Selon iTélé , le jeune homme serait déjà connu des services de police pour stupéfiants et accès frauduleux à des systèmes informatiques. Deux ordinateurs, une clef USB, des images pédopornographiques et des plants de cannabis ont été saisis à son domicile.

France 3 Bourgogne précise que ce sont les investigations techniques menées par l'Office central de lutte contre la cybercriminalité (OCLCTIC) qui ont mené les enquêteurs à l'adresse IP (numéro d'identification de la connexion internet, ndlr) de ce jeune homme.

Le suspect est en route pour la capitale où il sera entendu par les enquêteurs de la sûreté départementale de Paris. Contactée par plusieurs médias, la procureure de Dijon, Marie-Christine Tarare s'est refusée à tout commentaire, renvoyant pour toute informations sur cette affaire vers le parquet de Paris.

Depuis plusieurs semaines, plusieurs établissements ont été évacués ou ont fait l'objet de confinement après des appels menaçants.

Jusqu'à deux ans de prison

Le fait de communiquer ou de divulguer une fausse information dans le but de faire croire qu'une destruction, une dégradation ou une détérioration dangereuse pour les personnes va être ou a été commise est puni de deux ans d'emprisonnement et de 30 000 euros d'amende .

Est puni des mêmes peines le fait de communiquer ou de divulguer une fausse information faisant croire à un sinistre et de nature à provoquer l'intervention inutile des secours.

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