Algues vertes : faute de certitudes, l’affaire sur la mort d’un joggeur breton classée sans suite

FAITS DIVERS

FAIT DIVERS – Le parquet de Saint-Brieuc a classé sans suite l’enquête sur la mort d’un joggeur en septembre dernier à Hillion, dans la vasière du Gouessant (Côtes-d’Armor). L’homme de 50 ans pourrait être décédé d’une intoxication à l’hydrogène sulfuré due aux algues vertes, mais les preuves restent insuffisantes pour en être sûr.

La veuve du quinquagénaire espérait certainement beaucoup des investigations, malheureusement ses interrogations resteront sans réponse. Le procureur de la république de Saint-Brieuc a décidé de classer sans suite l’enquête préliminaire menée depuis le 9 septembre 2016 pour déterminer les causes de la mort d’un joggeur la veille à Hillion dans la vasière de Gouessant (Côtes-d’Armor). 

Les algues vertes pourraient bien être en effet à l’origine du décès de cet homme âgé de 50 ans, mais il n’y a aucune certitude. "La vasière du Gouessant, à Hillion, dégage dans certaines conditions d’enlisement, des quantités toxiques, voire mortelles d’hydrogène sulfuré ; ce gaz produit par les algues vertes putréfiées venues se décomposer dans la vase", rappelle Le Télégramme

36 sangliers retrouvés morts au même endroit

Six ans avant la découverte du joggeur, les cadavres de 36 sangliers avaient été retrouvés à cet endroit en 2011. La préfecture des Côtes-d’Armor avait fini par reconnaître que l’intoxication à l’hydrogène sulfuré était l’hypothèse la plus probable permettant d’expliquer l’hécatombe ayant frappé les suidés. 

Mais cette fois, dans l’affaire du joggeur, "l’interrogation" demeure selon le procureur Bertrand Leclerc. "La cause du décès reste incertaine. Je suis dans l’impossibilité de déterminer si une infraction pénale est à l’origine de la mort", a ajouté le magistrat. 

Un panneau enlevé puis remis

D’après nos confrères, le maire d’Hillion avait, malgré la dangerosité des lieux, fait enlever le panneau installé par son prédécesseur interdisant l’accès à la vasière. Panneau qui a été finalement réinstallé après la mort du joggeur… 

D’autres que lui sont visés par une plainte dans ce dossier : le préfet de Bretagne et le préfet des Côtes-d’Armor. Un juge du pôle santé de Paris est en effet chargé d’instruire la plainte "pour mise ne danger de la vie d’autrui" déposée par l’association Halte aux Marées Vertes.

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