"Allo, 197" : déjà plus de 10 000 appels reçus par la cellule Alerte Attentat

"Allo, 197" : déjà plus de 10 000 appels reçus par la cellule Alerte Attentat

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LE TELEPHONE SONNE - Jour et nuit depuis vendredi, les 27 agents de police judiciaire qui arment la cellule "Alerte attentat" ont répondu à plus de 10 000 appels. Ils recueillent toutes les informations susceptibles d’aider les enquêteurs à comprendre ce qui s'est passé au cours de la nuit du 13 novembre.

Depuis vendredi dernier, ils n’ont pas arrêté. Jour et nuit, ils sont là pour répondre aux appels, incessants. Depuis les attaques de Paris, 27 agents de la police judiciaire sont mobilisés pour tenir la cellule "Alerte attentat", active 24 heures sur 24 et sept jours sur sept. Aussitôt après les attaques, un numéro spécial a en effet été mis en place, le 197. Il vise à recueillir toutes les informations susceptibles d’aider les enquêteurs à comprendre ce qui s'est passé au cours de la nuit du 13 novembre.

Depuis vendredi, les agents ont déjà répondu à plus de 10 000 appels,  indique la police nationale dans un communiqué. Pour faire face au sein de la cellule, tous les agents des offices centraux de police judiciaire ont été rappelé, quel que soit leur statut ou leur mission habituelle : policiers, gendarmes et officiers fiscaux judiciaires travaillent ainsi main dans la main. Et permettent aux officiers de police judiciaire de se libérer et de travailler sur l’enquête.

Les renseignements transmis à la sous-direction anti-terroriste

"Les agents sont briefés : aucun appel ne doit être laissé de côté. Chaque information doit faire l’objet d’une fiche informatique", insiste le service communication de la police. "Leur rôle n'est pas d'effectuer un filtre entre ce qui peut être vrai ou non, chaque détail peut compter pour l'aboutissement de l'enquête".

Le 197 est à la base destiné aux interlocuteurs ayant des informations pouvant aider les enquêteurs. Mais "parfois, ce sont des personnes désorientées qui appellent : victimes ou familles de victimes", indique la police. "Elles n'ont rien à signaler mais elles ont besoin d'information, de réconfort ou encore de comprendre ce qui s'est produit." Elles sont donc redirigées vers les bons services. La totalité de leurs fiches est transmise à la sous-direction anti-terroriste. Un travail de fourmi, important pour retrouver la moindre piste sur les auteurs des attentats.

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