Angoulême : Deux mises en examen un an après la défenestration d'une écolière trisomique

Angoulême : Deux mises en examen un an après la défenestration d'une écolière trisomique

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FAIT DIVERS - La directrice d'une école et une travailleuse sociale ont été mises en examen à Angoulême, a indiqué mercredi l'avocat de la famille de la victime. Un placement qui intervient un an après la mort à Périgueux d'une fillette trisomique de 8 ans défenestrée de son école par un camarade.

Il y a tout juste un an, la petite Laly, 8 ans, faisait une chute de 5 mètres dans son école de Périgueux. La fillette trisomique avait en effet été poussée par un camarade. L’enquête ouverte dans la foulée a connu un rebondissement, avec la mise en examen récente de la directrice de l’établissement et une travailleuse sociale.

Les deux femmes ont été mises en examen pour "homicide involontaire". Un chef d’inculpation en lien avec la personnalité du garçonnet, dont la référente de l'Aide sociale à l'enfance (ASE) était chargée du suivi éducatif. Une source proche du dossier a d’ailleurs souligné le "lourd passé" du petit garçon. "Les parents sont totalement défaillants, et le garçonnet a même fait l'objet récemment d'un signalement pour maltraitance, notamment de nature sexuelle, de la part de son père", a-t-on expliqué.

"Mes clients veulent connaître toute la vérité"

La chute de la fillette s'était produite dans une classe pour l'inclusion scolaire (CLIS) accueillant des enfants atteints de handicaps psycho-moteurs et/ou de troubles du comportement, où la victime et l'enfant qui l'a poussée dans le vide étaient scolarisés. L'enquête a aussi mis en lumière un précédent incident impliquant le même garçon qui avait, en 2013, poussé du premier étage, une fillette de 2 ans, légèrement blessée.

"Cette affaire soulève donc la question du secret professionnel puisque l'enseignante semblerait ne pas avoir été informée de ce précédent", selon Me Lamazière, l'avocat de la famille de la victime. "Mes clients veulent connaître toute la vérité parce qu'on ne peut pas se cantonner aux responsabilités d'une enseignante", estime-t-il. Cette affaire concerne aussi, selon l'avocat, "toutes les autres institutions : le juge des enfants, l'éducation nationale, et la MDPH (Maison départementale des personnes handicapées)", un groupement d'intérêt public chargé de l’accompagnement des personnes handicapées et de leurs proches.

Le garçon, placé dans une famille d’accueil de l’agglomération périgourdine depuis le drame, ne peut être mis en contact avec d’autres enfants. Conséquence, sa scolarisation s’avère impossible. Il a fait l’objet d’une première expertise psychiatrique visant à déterminer sa capacité de discernement, selon Me Lamazière.

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