Attaque au couteau à Paris : ce que l’on sait

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ATTAQUE - Un homme armé d’un couteau et d’une barre de fer a agressé plusieurs personnes dans la rue, dimanche 9 septembre à Paris. Le suspect, maîtrisé par des passants, a été arrêté. Sept blessés sont à déplorer, dont 4 en état d’urgence absolue.

Un homme d'une trentaine d'années a été arrêté ce dimanche soir dans le 19e arrondissement de Paris après avoir attaqué plusieurs passants près du canal de l'Ourq. Armé d’une barre de fer et d’un couteau, cet homme originaire d'Afghanistan a été maîtrisé par des passants. LCI revient sur les premiers éléments connus de l'enquête.

Que s'est-il passé ?

À 22h48, quai de la Loire, à proximité du cinéma "MK2",  quatre personnes sont agressées par un homme au moyen d'un couteau et d'une barre de fer. Des témoins qui jouaient à la pétanque aux abords du canal parviennent à toucher l'assaillant à la tête avec une boule, sans pour autant le stopper.


L'homme parvient à s'échapper dans une rue annexe. Ceux qui le poursuivaient tentent d'alerter les passants mais l'assaillant parvient à blesser deux autres personnes à l'aide de son couteau, des touristes britanniques. Il jette ensuite sa barre de fer sur un passant, le blessant à la tête. Le groupe à sa poursuite parvient finalement à l'encercler. A l'aide de boules de pétanques, de barre de fer et de palettes en bois trouvées sur place, ces hommes parviennent à le maîtriser et à les désarmer.


"C’est une réaction, je ne sais pas pourquoi j’ai fait ça. Quand on est en groupe on peut faire quelque chose", explique l'un d'entre eux, Smaïn.  "Je suis heureux d’être intervenu avec d’autres sinon, il aurait fait de plus gros dégâts, il y avait beaucoup de monde là où il se dirigeait", analyse cet Algérien.

À 22h56, les policiers de la BAC locale l'interpellent. Le couteau est à ses pieds, la barre de fer est retrouvée à quelques mètres. Un périmètre de sécurité est immédiatement mis en place afin de préserver les traces et indices.


Au total, l'agresseur a blessé sept personnes.

Que sait-on de l'assaillant ?

L'agresseur a été identifié grâce à sa carte d'identité, retrouvée sur lui. Il s'agit d'un Afghan, né en 1987. Il était jusqu'alors inconnu des services de police. Les autorités tentent actuellement de retracer le parcours de cet immigré, qui est selon une source proche du dossier, un consommateur de drogue avéré. La piste terroriste est à ce stade écartée.


Des témoins ont réussi à le maîtriser et à le désarmer. Il était inconscient lorsque les policiers de la BAC du 19e arrondissement de Paris l'ont interpellé. Conduit à l'hôpital par les autorités, le jeune homme était toujours hospitalisé ce lundi matin.


Smaïn, l'un des témoins s'interroge sur le profil de l'agresseur : "Il n’a rien dit même quand on l’a attrapé, certains lui ont demandé 'pourquoi t’as fait ça ?', mais il n’a pas répondu. Même au moment de l’attaque, il n’a pas prononcé un mot. Il avait l’air drogué, ce n’est pas possible de tenir comme il a tenu alors qu’il a été touché plusieurs fois par des boules de pétanques, des coups de barre de fer, de bâton...", explique ce héros d'un jour.

En vidéo

Attaque au couteau à Paris : un assaillant d'une trentaine d'années, d'origine afghane

Qui sont les victimes ?

Sept victimes sont à déplorer. Parmi elles, quatre personnes ont été hospitalisées en état urgence absolue et le pronostic vital de l'une d'elles est engagé.


Le ministère des Affaires étrangères du Royaume-Uni a indiqué dans un communiqué que "deux Britanniques figuraient parmi les personnes visées". 

De nombreuses réactions politiques

Ce matin, les réactions politiques affluent. Le député de Paris du 19e arrondissement (LREM) a tenu à remercier les passants qui sont intervenus.

La maire de Paris (PS) a de son côté adressé son soutien aux victimes et précise que le mobile de l'agression est toujours inconnu. Pour le moment, la piste terroriste est écartée.

A l'extrême droite, comme à la droite des Républicains, les représentants politiques pointent du doigt la politique  migratoire de la France et réclament un meilleur contrôle.

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