Attaque au couteau à Paris : "Il crie : 'Je vais vous planter'", l'un des policiers qui est intervenu témoigne

TÉMOIGNAGE - François, 41 ans, est agent police-secours. Samedi 12 mai, il est intervenu avec deux autres collègues dans le IIe arrondissement de Paris, alors que le terroriste Khamzat Azimov avait déjà fait un mort et plusieurs blessés. Il livre à plusieurs médias son témoignage.

Ils sont trois policiers à avoir fait face à Khamzat Azimov, samedi 12 mai dans les rues du IIème arrondissement de Paris. Ce soir-là, François, agent police-secours de 41 ans, est en patrouille avec deux autres collègues. Il raconte à plusieurs médias, ce mardi 15 mai, comment il a mis le terroriste, qui a fait un mort et quatre blessés dans une attaque au couteau, hors d'état de nuire.


"Au début, il nous tourne le dos", raconte-t-il à BFM TV. "À un moment donné il se retourne, il nous voit, il marche vers nous d'un pas déterminé en criant 'je vais vous planter, je vais vous planter, tire, tire". Autour d'eux, raconte-t-il sur RTL, "toute la foule se disperse pour se protéger, rentre dans les restaurants, là où ils peuvent."

"Je vais vous planter"

À cet instant, François et ses collègues se retrouvent à "3-4 mètres" de Khamzat Azimov. "J'avais déjà le taser en main. Il se dirige vers nous", poursuit l'agent police-secours. "On lui donne les injonctions de lâcher son arme, de ne plus bouger, ce qu'il ne fait pas. Il continue à avancer vers nous, toujours en criant les mêmes termes, 'je vais vous planter'".


Le policier décide alors de faire usage de son taser. En vain : "Le taser n'a pas été efficace, ça n'a pas fonctionné. À partir de ce moment-là, un de mes collègues comprend tout de suite que ça commence à être dangereux, il sort son arme. L'auteur est toujours en train de s'avancer vers mon collègue. Tout ça se passe en dix, vingt secondes même pas."

Une courte intervention

L'assaillant de 20 ans touche alors un des policiers au torse, qui réplique en tirant à plusieurs reprises.  François poursuit : "Je tiens en joue l'individu qui n'est pas immobilisé. Il arrive à se relever, il fait quelques pas en titubant et là il tombe sur le dos. Il convulse un petit peu et je comprends qu'il ne bougera plus." Au total, leur intervention dure moins de dix minutes. 


"Quand j'ai vu son comportement, pour moi c'était un déséquilibré", résume-t-il encore. "C'est après qu'on comprend qu'effectivement, c'était un terroriste." Après avoir fait usage de leur arme et tué le jeune terroriste, les policiers sont certains d'avoir bien fait leur travail : "C'est l'entourage, les autres qui vous font réaliser ce que vous avez fait, qu'on a empêché un carnage, qu'on a fait quelque chose d'important."

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