Attaque au lycée de Grasse : un ami du tireur présumé décrit un "mec gentil" qui a "déraillé"

FAITS DIVERS
TÉMOIGNAGE - Sacha est un ami proche du jeune homme qui a tiré plusieurs coups de feu dans le lycée de Grasse (Alpes-Maritimes). Ce jeudi, il a accepté de témoigner et parle de son copain comme quelqu'un de "gentil" avant qu'il ne commence à "dérailler".

"Au collège, c'était pourtant le mec connu pour être gentil, serviable et qui parle à tout le monde". C'est ainsi que Sacha décrit son ami de 16 ans qui s'est introduit jeudi dans le lycée Tocqueville de Grasse et a tiré plusieurs coups de feu. Tous deux se connaissent bien, ils jouaient longuement à la console ensemble. Ils étaient même "inséparables", selon le terme employé par le jeune homme qui s'est confié au Parisien, jusqu'à ce que ce dernier parte pour un apprentissage à Nice.


C'est un garçon "que je n'ai jamais vu se battre et pas du tout violent", poursuit-il, avant de le décrire comme quelqu'un de "physiquement" plutôt "faible".  "C'est plutôt du genre 'j'ai un bobo, maman fait un bisou sur le pansement' que 'je vais aller casser des têtes'. Il vient d'une famille très stricte, avec de bonnes règles et une maman poule", raconte-t-il dans les colonnes du journal.


Mais deux mois avant qu'il ne passe à l'acte, Sacha l'avait senti "changé". "Il parlait politique et a commencé à dérailler". "Il me parlait de tueries aux États-Unis comme celle de Columbine, mais jamais il ne m'a dit qu'il avait envie de faire pareil. Il disait que c'était des tarés. On n'admirait pas ces gens, on s'intéressait à leur psychologie", explique-t-il.

Il a dû se faire embêter, et comme il ne peut pas se défendre, il a dû péter un câbleSacha, ami du tireur présumé

En 1999, cette tuerie dans un lycée des Etats-Unis avait fait 13 morts. Certaines images publiées sur le compte Facebook du jeune homme rappelle ce drame. Sur le réseau social, il s'affichait également avec un masque de clown et un pistolet qu'il braquait sur lui-même, un "faux" selon Sacha, "acheté 130 euros pour son anniversaire". Pour le reste, son ami explique qu'il aimait le Joker dans Batman, que quand ils étaient plus jeunes, ils dessinaient des signes sataniques "sans savoir ce que c'était". "Il n'y avait rien de mal derrière ça", tient-il à préciser. 


Aujourd'hui, il assure ignorer s'il avait des problèmes dans son lycée, ni même comment il a pu se procurer un tel arsenal, le garçon étant rentré avec un fusil à pompe, des armes de poing et des grenades. "Il a 16 ans, mais il ressemble encore à un enfant. Il a dû se faire embêter, et comme il ne peut pas se défendre, il a dû péter un câble", assure son ami, essayant de trouver des explications.

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Coups de feu dans un lycée de Grasse

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