Attaques à Paris : les 5 avancées de l'enquête à retenir

FAITS DIVERS

CHARLIE HEBDO – Les enquêtes menées dans le cadre des attaques survenues à Paris dans les locaux de Charlie Hebdo (11e), à Montrouge et dans une épicerie Casher (12e) ont permis aux différents services de police saisis d'établir de nouveaux éléments. Voici les principales avancées à retenir dans ces affaires.

Fontenay, Montrouge, Paris : Coulibaly serait impliqué
Condamné à cinq ans de prison fin 2013 et libéré 2014, Amedy Coulibaly, connaissait Chérif Kouachi depuis 2010. Il a été abattu vendredi à l'issue de la prise d'otages survenue dans l'épicerie casher de la porte de Vincennes (12e), où quatre personnes ont trouvé la mort. Amedy Coulibaly, 32 ans, est également l'auteur présumé des coups de feu qui ont coûté la vie jeudi à une policière municipale et grièvement blessé un agent de voirie à Montrouge (Hauts-de-Seine). Son ADN a été recueilli sur une cagoule laissée sur place.

Dimanche, le procureur de la République François Molins a fait savoir qu'il pourrait également être impliqué dans l'agression par balles d'un joggeur survenue mercredi soir à Fontenay-aux-Roses (Hauts-de-Seine). "L’exploitation balistique permettait dans la nuit du 10 au 11 janvier 2015 de faire un rapprochement entre les étuis percutés découverts à Fontenay-aux-Roses et le pistolet automatique Tokarev découvert sur les lieux de l’hypermarché casher Porte de Vincennes" a ainsi indiqué le procureur. Toujours entre la vie et la mort dimanche, la victime - âgée de 32 ans - n'arborait aucun signe religieux et ne portait pas d'uniforme au moment des faits.

EN SAVOIR + >> Fontenay-aux-Roses (Hauts-de-Seine) : un joggeur grièvement blessé

Le preneur d'otage s'explique dans une vidéo
Dans une vidéo posthume postée dimanche entre 6 heures et 7 heures du matin, Amédy Coulibaly explique ses actes en disant être "sorti contre la police", tandis qu'un texte sur les images précise qu'il a notamment tué une policière à Montrouge et commis l'attaque de l'Hyper Casher. "On arrive à se synchroniser pour sortir en même temps", déclare Amedy Coulibaly après avoir évoqué l'attaque de Charlie Hebdo mercredi par les "frères" Kouachi.

Dans cette vidéo est également mentionnée l' explosion d'une voiture . "Il a aussi posé une charge explosive sur le réservoir d'une voiture qui a explosé dans une rue de Paris", indique encore un texte dans la vidéo. Aucune voiture n'a explosé ces derniers jours dans Paris. Mais une enquête a été ouverte au parquet de Créteil sur l'explosion d'un véhicule Kangoo jeudi soir à Villejuif (Val-de-Marne).

Dimanche soir, cette vidéo était toujours en cours analyse pour l'authentifier et déterminer son origine et l'auteur de sa mise en ligne.

Une planque découverte à Gentilly
Quatre pistolets Tokarev, un revolver, des munitions, des détonateurs, des bannières jihadistes semblables à celle utilisée par le groupe État islamique une carte d'identité et une carte Vitale au nom d'Amedy Coulibaly : tels sont entre autres les objets retrouvés dimanche lors d'une perquisition dans un appartement de Gentilly (Val-de-Marne), selon Europe 1 . Cet arsenal impressionnant se trouvait dans un appartement qui aurait été loué par le preneur d'otages du 4 au 11 janvier et qu'il est susceptible d'avoir occupé.

Hayat Boumeddiene toujours recherchée
Vendredi dernier, la police judiciaire lançait un appel à témoins à l'encontre d'Amedy Coulibaly et de sa compagne Hayat Boumeddiene. La jeune femme, âgée de 26 ans, en couple depuis 5 ans avec le preneur d'otages, aurait rejoint la Turquie le 2 janvier après être passée par l'Espagne. Elle aurait ensuite regagné la Syrie. Mais, dimanche soir, restait toujours introuvable.

Les proches des assaillants dénoncent les attentats
La mère et les soeurs du jihadiste Amedy Coulibaly ont "condamné" les attentats de Paris et Montrouge, présentant leurs "sincères condoléances" aux familles des victimes. "Nous ne partageons absolument pas ces idées extrêmes. Nous espérons qu'il n'y aura pas d'amalgame entre ces actes odieux et la religion musulmane", ont-elles indiqué.

La femme de Chérif Kouachi à elle aussi "condamné les actes de son époux", selon Me Christian Saint-Palais, un de ses avocats. La jeune femme a été libérée après 72 heures de garde à vue, lors de laquelle elle a "exprimé son indignation et sa condamnation de la violence". Me Saint-Palais a ajouté qu'elle n'avait jamais décelé chez son mari de signes laissant présager qu'il allait ainsi passer à l'action terroriste. Elle était "stupéfaite", a-t-il assuré.

Samedi soir, les gardes à vue des cinq personnes proches de Saïd et Chérif Kouachi, abattus vendredi par les forces de l'ordre à Dammartin-en-Goêle (Seine-et-Marne), ont été levées. Au total, 16 personnes ont été entendues par les enquêteurs entre mercredi et samedi.

>> Porte de Vincennes : le lourd bilan de la prise d'otages
>> La famille de Coulibaly condamne ses actes terroristes

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