Attentat à Charlie Hebdo : retour sur un mercredi noir pour la liberté d'expression

FAITS DIVERS

TERRORISME - L'attaque qui a conduit à la mort par balles de douze personnes, mercredi matin, dans et aux abords des locaux de Charlie Hebdo, dans le 11e arrondissement de Paris, a ébranlé tout le pays. Des circonstances de cette "attaque terroriste", selon les mots de François Hollande, à l'émotion qu'a suscitée cet acte barbare, en passant par la traque des assaillants, metronews revient sur les temps forts de ce sombre jour.

 UN INCROYABLE CARNAGE
A 11h30, ce mercredi matin dans toutes les rédactions de France, le temps se fige. Des coups de feu ont retenti dans les locaux de Charlie Hebdo. Rapidement, un bilan, effroyable, tombe : dix, onze puis douze personnes ont été tuées, onze autres ont été blessés. Ce mercredi soir, quatre d'entre elles se trouvent encore dans un état grave. Parmi les victimes, des noms connus, associés à l'irrévérence et, surtout, à la liberté d'expression : ceux des dessinateurs Charb, Cabu, Georges Wolinski Tignous ou Philippe Honoré. L'économiste Bernard Maris a également succombé.


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 DES IMAGES GLAÇANTES
Sur Internet et les réseaux sociaux, les premières images - parfois insoutenables - font leur apparition. Photos, vidéos, tous les documents mis à la disposition du grand public rendent compte de scènes surréalistes, choquantes au plus haut point. Sur l'une des vidéos, ces mots glaçants lancés par l'un des assaillants résonnent : "On a vengé le prophète Mahomet ! On a tué Charlie Hebdo !"

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 DES REACTIONS HORRIFIEES
Rapidement arrivé sur les lieux du carnage, François Hollande n'hésite pas à parler d'un "attentat terroriste", un acte "d'une exceptionnelle barbarie". Après lui, l'ensemble de la classe politique dit son horreur face à une telle attaque. Puis, l'ensemble des leaders mondiaux expriment leur soutien aux autorités françaises. L'intervention la plus marquante d'entre elles est sans doute celle de John Kerry : francophile, c'est dans la langue de Molière que le secrétaire d'Etat américain fait part des condoléances des Etats-Unis.


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 UNE MOBILISATION SPONTANEE
Touchés au premier chef, les journalistes expriment leur dégoût face à un tel acte et leur attachement à la liberté d'expression. Un peu partout dans le pays, des appels à des rassemblements sont lancés par les syndicats. Mercredi soir, on a ainsi compté plus de 100.000 personnes réunis sur les principales places des grandes villes de l'Hexagone. A Paris, ce sont 35.000 citoyens, célèbres ou anonymes, qui se sont regroupés.

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Trois mots dominent cette sombre journée : "Je suis Charlie". Un slogan repris à l'unisson dans la rue ou à la une de nombreux quotidiens - français et même étrangers. Et qui s'impose également sur les réseaux sociaux où, spontanément, des pages de soutien ont été créées. Initiative particulièrement remarquée : sur Twitter, des dessinateurs de toutes nationalités ont aiguisé leur crayon pour rendre hommage à leurs collègues disparus. Poignant.

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► UN DEUIL NATIONAL
Intervenant pour la seconde fois de la journée à 20 heures, François Hollande rend de nouveau hommage aux "héros" qui sont tombés dans cette "barbarie". "Rien ne pourra nous faire fléchir", promet en outre le chef de l'Etat, appelant plus que jamais à l'unité et au rassemblement du pays. Signe fort, le président de la République décrète une journée de deuil national, jeudi. Une première, depuis les attentats du 11-Septembre. Les drapeaux français seront mis en berne jusqu'à dimanche.


 UNE TRAQUE INTENSE
Peu avant minuit, à l'heure où nous écrivons ces lignes, les trois suspects, identifiés - comme metronews vous l'annonçait en début de soirée - n'ont pas encore été neutralisés. Leur traque, localisée dans la ville de Reims et ses environs, se poursuit donc. Pour quitter la capitale, les terroristes se sont livrées à une véritable équipée sauvage. A bord de leur véhicule, ils se sont dirigés vers la porte de Pantin avant d'abandonner leur véhicule, accidenté, rue de Meaux (19e). Ils ont alors braqué un automobiliste afin de voler sa Clio. Les trois mis en cause ont également percuté un Volkswagen Touran, au niveau de la place du Colonel-Fabien.

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