Attentat de Nice : plusieurs témoins confirment la version de Sandra Bertin

Attentat de Nice : plusieurs témoins confirment la version de Sandra Bertin
FAITS DIVERS

SÉCURITÉ - Sandra Bertin, la cheffe de la vidéosurveillance de Nice, a-t-elle subi des pressions dans l'écriture de son rapport sur le 14 juillet ? Plusieurs témoignages viennent confirmer sa version.

Sandra Bertin dit-elle vrai lorsqu'elle affirme avoir subi des pressions du ministère de l'Intérieur lors de l'écriture de son rapport ? La policière municipale, en charge de la vidéosurveillance à Nice, accuse l'Intérieur de l'avoir incité à mentionner la présence de la police national là où elle dit ne pas l'avoir vu.

Ce jeudi 28 juillet, plusieurs témoignages recueillis dans  un article du Monde , viennent valider sa version des faits. "Je l’ai entendue dire 'je ne mettrai pas ce que je n’ai pas vu aux écrans'", affirme une personne en fonction au centre opérationnel de commandement (COC) de Nice.

Faire apparaître la police nationale

Une autre personne, également membre du COC, témoigne : "Le 15 juillet vers 15h30, je me trouvais en salle vidéo avec notre responsable, Sandra Bertin, lorsque son adjoint vient la chercher en salle vidéo, en lui disant qu’un commissaire de police venait la voir et qu’il était envoyé par le cabinet du ministère de l’Intérieur."

Bernard Cazeneuve, qui a depuis porté plainte pour diffamation, assure qu'aucune personne ni aucun ordre n'est venu de son ministère. Ce à quoi a répondu l'avocat de Sandra Bertin : si la personne "au bout du fil était effectivement une commissaire de police d'un état-major qui n'appartenait pas au cabinet, ça voudrait dire que cette personne a [...] menti sur sa qualité. On ne vous a jamais dit que cette personne appartenait au cabinet du ministère, mais qu'elle s'était présentée."

Des pressions de l'Intérieur ?

Nous savons désormais que cette personne, que Sandra Bertin accuse de pressions, était une commissaire de police , numéro 3 de la Direction centrale de la sécurité publique (DCSP), rattachée à l'Intérieur. Comme le commente Le Monde, "elle souhaitait obtenir un rapport sur le déroulé de l’attaque tel qu’il ressortait de l’exploitation de la vidéosurveillance. Cette procédure, qui vise à produire une note à l’attention du directeur général de la police, est sur le principe tout à fait normale."

Mais pourquoi avoir voulu à tout prix que soit mentionnée la présence de la police nationale sur la Promenade des Anglais ? Et pourquoi Sandra Bertin ne les voyait-elle pas sur ces vidéosurveillances ? Voilà des questions qui demeurent sans réponse, auxquelles l’Inspection générale de la police nationale devraient apporter rapidement des réponses.

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