Attentat déjoué : ce que l’on sait du jeune de 20 ans soupçonné d'avoir voulu se faire exploser à Paris

TERRORISME – Thomas, 20 ans, l’un des quatre suspects arrêtés ce vendredi matin dans la région de Montpellier, est soupçonné d’avoir voulu mourir en kamikaze dans un attentat prévu à Paris. Voici ce que l’on sait pour l’instant de lui.

C’est manifestement lui qui devait se faire exploser à Paris. Thomas S., 20 ans, l’un des quatre suspects arrêtés ce vendredi matin dans les environs de Montpellier (Hérault), est soupçonné d’avoir voulu mourir en kamikaze dans un projet d’attentat prévu de manière imminente dans la capitale. Selon les enquêteurs, qui travaillent sur cette hypothèse, il devait par ailleurs prochainement se marier avec Sarah Z., 16 ans, elle aussi interpellée dans la matinée, avant de commettre son attaque morbide. 

Voici ce que l’on sait pour l'heure de lui : 

Dans le viseur des services de renseignement

Suspecté d’avoir voulu se rendre en Syrie fin 2015, Thomas S. était déjà connu des services de renseignement avant son arrestation. Converti à l’islam, tout comme sa jeune compagne, il ne travaillait pas et entretenait des relations difficiles avec sa famille établie près de Charleville-Mézières, dans les Ardennes. Selon ses proches, il devait y retourner la semaine prochaine pour récupérer ses papiers d'identité.

Il était hébergé gratuitement depuis quelques jours

Arrêté à Clapiers, tout près de Montpellier, Thomas S. occupait depuis quelques jours l’appartement d’un certain Mohamed, 41 ans, qui avait choisi d’héberger gratuitement le jeune homme en grande difficulté financière. "J'ai voulu le sortir de son pétrin, il s'est servi de moi pour faire des attentats", a confié le quadragénaire, interrogé par nos confrères de l’AFP. 

De puissants explosifs découverts chez lui

C’est d’ailleurs dans ce logement, au premier étage d'une résidence HLM d’habitude plutôt calme, que les enquêteurs de la Sous-direction antiterroriste (Sdat), de la PJ de Montpellier et de la Force d'intervention de la police nationale (FIPN) ont découvert du TATP – un explosif artisanal puissant mais instable, très prisé des jihadistes – ainsi que sur tout le nécessaire pour confectionner des charges explosives : acétone, eau oxygénée,  seringues et gants de protection.

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