Attentat déjoué de Villejuif : la version de Sid Ahmed Ghlam remise en cause

Attentat déjoué de Villejuif : la version de Sid Ahmed Ghlam remise en cause
FAITS DIVERS

FAIT DIVERS - Les enquêteurs ont découvert plusieurs documents, laissant penser que Sid Ahmed Ghlam, incarcéré pour l’assassinat d'Aurélie Châtelain, à Villejuif le 19 avril dernier et pour avoir tenté de commettre un attentat le même jour dans une église de Villejuif, n’était pas manipulé, comme il le disait.

Il se disait manipulé. Mais de nouveaux documents pourraient changer la donne. C’est ce que dévoile RTL mardi, dans l ’affaire de Sid Ahmed Ghlam , incarcéré pour l’assassinat d'Aurélie Châtelain , à Villejuif le 19 avril dernier et pour avoir tenté de commettre un attentat le même jour dans une église de Villejuif. Le jeune homme avait en effet livré une nouvelle version des faits, il y a 10 jours, devant un juge d’instruction anti-terroriste de Paris. Il se disait manipulé, obligé de suivre les ordres des commanditaires sous peine de représailles.

Mais les enquêteurs ont découvert "plusieurs documents" lors de perquisitions, qui ne valident pas cette version, d’après RTL, laissant plutôt penser que le jeune homme est devenu un combattant, prêt à mourir pour sa cause.

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Des documents compromettants

La radio mentionne notamment un e-mail, un proverbe arabe envoyé par Sid Ahmed Ghlam à sa compagne quelques jours avant la date fixée de l'attentat dans une église de Villejuif. "Si une femme se marie avec un autre qu'un moudjahidine, c'est comme si elle mourait célibataire". "Le message est signé Abou Souleymane, peut-être son nom de guerre", précise la radio. "Le terroriste présumé a peur d'être surveillé par la police, alors il veut aussi brouiller les pistes." Parmi les autres éléments, une conversation captée par les policiers sur le portable de la mère de Sid Ahmed Ghlam, qui appelle sa propre mère quelques jours après l’arrestation de son fils : "Sid Ahmed m'avait prévenu, il me disait qu'il ne resterait pas vivant"", raconte-t-elle.

Sid Ahmed Ghlam avait été arrêté fortuitement le 19 avril dernier, avant d'être mis en examen le 24 avril pour un projet d'attentat contre au moins une église à Villejuif (Val-de-Marne) début avril et le meurtre d'Aurélie Châtelain. Depuis le début de l'enquête, trois hommes ont été mis en examen, écroués et sont soupçonnés de lui avoir apporté une aide logistique. En revanche, tous contestent avoir été au courant d'un projet d'attaque. Le procureur de Paris, François Molins, a lui affirmé que Sid Ahmed Ghlam, qui avait chez lui des documents sur les "organisations terroristes Al-Qaïda et Etat islamique", avait évoqué les "modalités de commission d'un attentat" avec une personne "pouvant se trouver en Syrie". C'est cette dernière lui a demandé "explicitement de cibler particulièrement une église".

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