Attentat du 13 novembre : les terroristes envisageaient ensuite une attaque avec "une voiture ou un camion bourré d'explosifs" contre l'Euro

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TERRORISME – L 'arrestation de Salah Abdeslam, seul survivant des commandos des attentats de Paris et de Saint-Denis le 13 novembre 2015, aurait empêché une attaque à la voiture ou au camion piégé, a confié aux enquêteurs Mohamed Abrini, un des membres de la cellule, d'après un compte-rendu d'audience dont France Inter a publié des extraits dimanche.

Nouvelles révélations après les attentats du 13 novembre 2015. Ce dimanche matin, France Inter révèle en effet qu’une attaque à la voiture ou au camion piégé en France a été évitée. Celle-ci aurait dû, selon les déclarations de Mohamed Abrini, avoir lieu peu après  les attaques survenues au Stade de France, au Bataclan et dans plusieurs bars et restaurants dans la capitale française. 


Ainsi, dans une audition du 26 août 2016, que nos confrères ont pu consulter, celui que l’on surnomme "l'homme au chapeau" après les attentats de Bruxelles et qui a participé aux préparatifs du 13 novembre a déclaré qu’après les attaques de Paris, un autre projet terroriste était en préparation, à la voiture piégée cette fois....

"J'avais entendu que c'était le projet"

Face aux policiers, Mohamed Abrini a ainsi précisé les éléments suivants : "J'avais entendu que c'était le projet. Une voiture ou un camion bourré d'explosifs", raconte Mohamed Abrini au juge. "Comme les centaines de vidéos vues là-bas, les gens qui prennent un camion ...." 


L'arrestation de Salah Abdeslam , le 18 mars 2016, aurait précipité la nouvelles attaque de la cellule. Le 22 mars, deux attentatsà la bombe étaient commis en Belgique, à Bruxelles et Zaventem. 

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L'homme au chapeau affirme qu'il ne voulait pas y aller

En plus du modus operandi des attaques qui auraient pu être commises par la cellule du 13 novembre, l'homme au chapeau a fait d'autres confessions aux enquêteurs de police, confessions rapportées par France Inter. Il aurait ainsi déclaré qu'il était  "contre les attentats" et qu'il ne voulait pas y aller. Tout comme Salah Abdeslam selon lui. 


Mais ils ne sont pas seuls dans les planques terroristes. "On nous disait qu'il valait mieux qu'on travaille avec eux et qu'on aille jusqu'à la fin, qu'il ne fallait pas nous rendre", poursuit-t-il. "J'ai vu une interview de ma mère qui avait pris un avocat pour moi et qui espérait que je me rende. Mais j'étais avec d'autres personnes." En l'occurrence Najim Laachraoui et Mohamed Belkaid, coordonnateurs depuis la Belgique des attentats du 13 novembre et tués, le premier lors de la perquisition de la planque de Forest, le deuxième en kamikaze à l'aéroport de Zaventem.

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