Attentat du 14 juillet : la relaxe requise pour la policière de Nice, qui a "fantasmé" des pressions de Beauvau

JUSTICE - Le procureur du tribunal de Paris a requis la relaxe pour la policière municipale Sandra Bertin, ce vendredi, estimant qu'elle a "fantasmé" des pressions de la part du gouvernement, le soir de l'attentat de Nice.

Pas "d'intention maligne" dans les propos de Sandra Bertin, la policière municipale qui avait dénoncé, au lendemain de l'attentat de Nice, des pressions de la part de Beauvau pour modifier son rapport sur le dispositif policier. C'est en tout cas ce qu'a estimé le procureur de la République du tribunal de Paris, où se tenait vendredi 7 juillet le second jour de son procès, à la suite d'une plainte déposée par Bernard Cazeneuve, alors ministre de l'Intérieur. En conséquence, il a requis la relaxe pour la fonctionnaire. 


L'affaire avait contribué à un imbroglio monstre, doublé d'une passe d'armes surprenante entre la police municipale de Nice et le ministère de l'Intérieur, alors même que le choc, après la tuerie de la Promenade des Anglais, était encore très vif. Relayée par le JDD dans un article publié le 24 juillet 2016, Sandra Bertin disait alors avoir "été harcelée pendant une heure" pour "taper des positions spécifiques de la police nationale" qu'elle n'avait "pas vues à l'écran". S'en était alors suivie une polémique et les prémices d'une théorie du complot autour d'une éventuelle manipulation orchestrée par la mairie de Nice, afin de combler des lacunes en surveillance.

Si elle n'a pas compris, je n'y suis pour rien Myriam Benrahla

Une théorie bien vite balayée par le procureur, qui voit plutôt dans cette affaire une cristalisation dans "un moment de stress et d'extrême fatigue", où "plus personne ne se comprend et n'arrive à se parler calmement". Sans pour autant remettre en cause sa "bonne foi", il en est ainsi venu à qualifier les soupçons de la policière, jugée pour diffamation, de "fantasme". 


A la barre, celle-ci avait néanmoins maintenu chaque mot de sa version initiale. Quant à l'intermédiaire de la place Beauvau mise en cause par la policière,  la commissaire de la Direction centrale de la séurité publique Myriam Benrahla, elle a parlé d'une "journée ordinaire" de travail, indiquant : "J'ai été très précise, très pédagogique, si elle n'a pas compris, je n'y suis pour rien." Décision rendue le 14 septembre prochain. 

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