Attentat du Bataclan : des familles de victimes s'interrogent sur l'inaction des militaires

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JUSTICE - Faute d'autorisation de leur hiérarchie, huit soldats de l'opération Sentinelle présents sur place n'étaient pas intervenus au Bataclan le 13 novembre. Un avocat des familles des victimes a déposé un recours devant la cour d'appel de Paris pour comprendre pourquoi.

L'avocat de familles de victimes de la fusillade du Bataclan a déposé un recours devant la cour d'appel de Paris vendredi pour savoir pourquoi huit soldats de l'opération Sentinelle présents devant le bâtiment ce soir-là n'étaient pas intervenus. 


En juillet dernier,  la commission d'enquête parlementaire sur les attentats de Paris, présidée par Georges Fenech, avait en effet révélé que "faute d'ordre hiérarchique, ils n'ont pu intervenir, ni prêter leurs fusils d'assaut aux forces de police présentes".


Maître Gérard Chemla a précisé sur le plateau de TF1 qu'il ne s'agit pas de blâmer les militaires mais d'essayer de "comprendre pourquoi ces soldats n'ont pas eu ordre d'intervenir" . Il a également précisé avoir formulé le mois dernier une demande d'acte devant le juge d'instruction. Une requête rejetée, d'où le recours auprès de la cour d'appel de Paris ce 16 septembre. 

"Passe-moi ton Famas !"

Non formés à ce type d'intervention, les huit soldats étaient restés à l'extérieur du bâtiment. Ils avaient également refusé de prêter leur fusil d'assaut (Famas) aux policiers de la BAC, conformément à la procédure. Postés devant une sortie de secours donnant sur le passage Amelot, ces agents avaient ensuite essuyé des rafales de kalachnikov. Dès mars 2016, un enregistrement de la conversation entre  policiers et militaires avait fuité. On entendait un homme refuser d'entrer dans le bâtiment : "Non, je n'ai pas d'ordre pour bouger !", et t l'agent "alors passe-moi ton Famas !" avant d'essuyer un nouveau refus.   

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