Attentat en Isère : ce qu'il faut retenir de l'attaque de l'usine Air Products

FAITS DIVERS

SYNTHESE - Un homme arrêté et identifié, Yassin Sahli, est suspecté d'avoir attaqué l’usine classée Seveso, Air Products, à Saint-Quentin-Fallavier, en Isère, ce vendredi matin. L'homme, un livreur de 35 ans, est également suspecté d'avoir décapité son employeur. La piste islamiste ne fait que peu de doutes. Dans cet article, actualisé régulièrement au cours de la journée, retrouvez les principales informations sur cette attaque.

QUE S’EST-IL PASSÉ ?
Ce vendredi matin, peu avant 10 heures, une voiture de livreur - autorisée à circuler sur le site - a pénétré dans l’usine Air Products, qui fabrique du gaz industriel et des produits chimiques, situé dans la zone industrielle de la ville de Saint-Quentin-Fallavier, en Isère, à une trentaine de kilomètres au sud de Lyon. Le site est classé Seveso. La sécurité autour de tels sites à travers le pays a été renforcée, a annoncé le gouvernement.

EN SAVOIR +
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Selon les éléments qui ont circulé dans la journée, le véhicule a foncé sur des bonbonnes de gaz. Ne parvenant pas à provoquer l'explosion désirée, le suspect est sorti de son véhicule pour en ouvrir manuellement. C'est à ce moment que l'un des pompiers arrivés sur le site a pu maîtriser le terroriste, qui a ensuite été conduit à a gendarmerie de Bourgoin-Jallieu. Le parquet anti-terroriste de Paris a été chargé de l'enquête.

Avant cela, le suspect, Yassin Sahli  (voir ci-dessous), aurait décapité son employeur, âgé de 54 ans, et accroché sa tête sur un grillage avec des chaînes. Un couteau a été saisi par les enquêteurs, mais, à ce stade, les investigations ne permettent pas de déterminer si la décapitation est intervenue ante-mortem ou post-mortem. Il s'agit du premier cas dans le cadre d'un acte de terrorisme. Autres éléments de cette macabre mise en scène, deux drapeaux sur lesquels était inscrite la chahada, la profession de foi islamique. A noter, enfin, qu'à ce stade, aucun élément ne permet de spéculer sur l'éventualité de complicité au sein de l'usine, a indiqué François Molins, le procureur de Paris, en charge de l'enquête.

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► QUE SAIT-ON DE YASSIN SAHLI ?
A la mi-journée, Bernard Cazeneuve a livré son nom aux médias. Cet homme de 35 ans, natif de Pontarlier (Doubs), marié, père de trois enfants et résidant à Saint-Priest (Rhône) avait fait l'objet d'une fiche S (surveillance) en 2006 pour radicalisation, mais celle-ci n'a pas été renouvelée en 2008. Il n'avait pas de casier judiciaire. Entre 2011 et 2014, l'homme avait attiré l'attention des services de renseignement en raison de ses liens avec la mouvance islamiste. Son épouse, qui a témoigné de son incrédulité à la radio Europe 1, a également été placée en garde à vue. Comme deux autres personnes.

EN SAVOIR+
>> Qui est Yassin Sahli, le principal suspect de l'attentat ?
>> Le témoignage saisissant de l'épouse du suspect
>> Lutte contre le terrorisme : c'est quoi une fiche S ?

► HOLLANDE : "NE PAS CRÉER DE DIVISIONS INUTILES"
De Bruxelles, où il se trouvait dans le cadre d'un conseil européen, François Hollande a appelé les Français a ne pas "céder à la peur" vendredi matin, réitérant son message de l'Elysée un peu plus tard dans la journée.  "Il y a une émotion, mais l'émotion ne peut pas être la seule réponse : c'est l'action, la prévention, la dissuasion", a ajouté le chef de l'Etat, invitant les uns et les autres à ne pas ne "créer des divisions inutiles". A l'issue d'un conseil restreint organisé à Paris en milieu d'après-midi, le président de la République a annoncé la mise en place de l'alerte maximale du plan Vigipirate en Rhône-Alpes pendant trois jours. Dans un communiqué, Nicolas Sarkozy (Les Républicains) a, lui, demandé au gouvernement de "réhausser son niveau de vigilance".

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