Attentat à Marseille : un frère du tueur et sa femme arrêtés en Suisse

FAITS DIVERS
INVESTIGATIONS – Deux Tunisiens, le frère du tueur de la gare de Marseille et sa femme, ont été arrêtés ce mardi en Suisse dans l'enquête sur l'attentat qui a coûté la vie à deux cousines. Les autorités tunisiennes ont par ailleurs annoncé mardi avoir relâché une soeur et un frère d'Ahmed Hanachi, estimant qu'ils "n'ont rien à voir" avec l'attaque au couteau.

La famille du tueur de la gare de Marseille est dans le viseur des enquêteurs. Deux Tunisiens, Anouar Hanachi, frère d'Ahmed Hanachi, et sa femme, ont été interpellés à la frontière italo-suisse dimanche soir au centre d'accueil de Chiasso. "On avait des indications comme quoi elles pourraient représenter une menace pour la sécurité à l'intérieur de la Suisse, et donc nous sommes en train de procéder à des vérifications", a indiqué la directrice de la communication de l'Office fédéral de la police (Fedpol), Cathy Maret, à l'AFP, qui refuse toutefois pour l'heure de faire un lien avec l'attentat survenu à la gare Saint-Charles de Marseille. 


Deux sources de sécurité tunisiennes ont indiqué à l'AFP, sous le couvert de l'anonymat, qu'Ahmed et son frère Anour, qui vit actuellement illégalement en Europe selon sa famille, étaient classés "extrémistes".

Un autre frère du tueur, Anis Hanachi, est toujours sous l'autorité de la justice italienne. Activement recherché depuis l’attaque sur le parvis de la Gare Saint-Charles, sa cavale a pris fin le week-end dernier à Ferrara, une ville du nord de l’Italie. Expulsé d’Italie vers la Tunisie en 2014, car sans papiers, l’homme s’était ensuite enrôlé chez les combattants de l’organisation Etat islamique. De là, il a "fait le jihad en territoire syro-irakien avec une expérience de caractère militaire", affirme le directeur de l’antiterrorisme italien, Claudio Galzerano.

"Il a endoctriné son frère"

Les autorités transalpines soupçonnent ce dernier d’être complice de l’attentat de Marseille. "Une hypothèse encore à vérifier est que ça serait lui qui a endoctriné son frère Ahmed et provoqué sa radicalisation", a expliqué de son côté Lamberto Giannini, responsable de l’antiterrorisme italien.

D’après nos confrères du Corriere della Sera, dans la soirée du 30 septembre, la veille du drame, les deux frères ont échangés "plusieurs contacts", et notamment des sms "pour mettre un  point aux détails de l’attaque". Anis était "la tête", Ahmed l’exécuteur. Le frère cadet aurait confié il y a quelques jours à un des amis être "fatigué" et "vouloir en finir". Mais devant les enquêteurs, il reste silencieux. 


Les autorités tunisiennes ont par ailleurs annoncé mardi avoir relâchés un frère et une soeur du tueur. Moez et Amina Hanachi, avaient été placés en détention provisoire vendredi pour être entendus par le pôle judiciaire antiterroriste. "Ils n'ont rien à voir" avec l'affaire, a affirmé à l'AFP le porte-parole de ce pôle, Sofiène Sliti. Le juge d'instruction en charge du dossier a donc décidé de les remettre en liberté après les avoir interrogés, a-t-il ajouté. 

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