Attentat meurtrier du Drugstore Publicis en 1974 : le dernier procès du terroriste Carlos

Attentat meurtrier du Drugstore Publicis en 1974 : le dernier procès du terroriste Carlos

JUSTICE - Ce sera son dernier procès : le terroriste Carlos, 68 ans, est jugé en appel aux assises de Paris depuis ce lundi 5 mars pour l'attentat meurtrier du Drugstore Publicis en 1974.

Le nom de Carlos va de nouveau s’imposer dans le box des accusés. Déjà condamné deux fois à perpétuité, le terroriste Ilich Ramirez Sanchez, dit "Carlos", est jugé en appel aux assises de Paris depuis ce lundi matin et jusqu'au 16 mars, pour l'attentat meurtrier du Drugstore Publicis de Saint-Germain-des-Prés en 1974 à Paris. Deux personnes avaient été tuées et 34 autres blessées.

Il est 17h10, ce 15 septembre 1974, lorsqu’une violente explosion survient dans l’enceinte de cette galerie marchande, propriété du publicitaire Marcel Bleustein-Blanchet, situé au croisement du boulevard Saint-Germain et de la rue de Rennes. Une grenade explosive, remplie d’éclats métalliques, dévaste les vitrines et laisse un cratère de 15 cm de diamètre dans le sol en marbre.

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Incarcéré en France depuis 1994

À l’époque, Carlos n’a pas encore 25 ans. Il est inconnu des services de police. Mais déjà bien introduit dans le Front populaire de libération de la Palestine (FPLP). Il l’a rejoint dès 1970, et notamment sa branche opérations spéciales (FPLP-OS), où il seconde Michel Moukharbal sur le territoire européen, avec un surnom évocateur : le "Spécialiste". Le terroriste a toujours nié son implication dans l'attentat du Drugstore Publicis, jugeant les témoignages "bidons". En 2013, il avait néanmoins reconnu la "responsabilité politique et opérationnelle" des attentats du FPLP en Europe dans les années 1970-1980. 

En mars 2017, Carlos a été condamné en première instance à la réclusion criminelle à perpétuité pour ce crime "terroriste" par une cour d'assises spéciale, uniquement composée de magistrats professionnels. Au terme de deux semaines de procès, la cour avait suivi les réquisitions du ministère public, estimant que "tous les éléments accumulés durant l'enquête" convergeaient vers  le terroriste vénézuélien, incarcéré en France depuis son arrestation en 1994, au Soudan. Ce dernier avait dénoncé un procès "absurde" et fait appel de sa condamnation.

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