Attentats de Nice : les parents de Yanis, mort à 4 ans, portent plainte pour "mise en danger de la vie d'autrui"

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TERRORISME - Les parents d’un enfant tué dans l’attentat de Nice ont porté plainte mardi pour mise en danger de la vie d’autrui. Ils demandent une enquête menée par des juges sur la sécurité du site.

Ils veulent la vérité. Et ont peur que certains éléments soient écartés lors de l’enquête. Les parents du petit Yanis, enfant de 4 ans tué dans l’attentat de Nice le 14 juillet dernier, ont porté plainte mardi pour "mise en danger de la vie d’autrui". Ils demandent notamment au parquet de Nice de confier l’enquête à des juges d’instruction.

"Il y aura toujours une suspicion"

Une enquête est en effet déjà ouverte à Nice, portant sur le dispositif de sécurité déployé lors de la fête nationale sur la Promenade des Anglais. Mais elle est aux mains du parquet.  Et pour l’avocat du couple, cette situation jette forcément le doute sur les conclusions de l’enquête : "Il y aura toujours la suspicion qu'il ne puisse pas mettre en cause l'Etat, qui devient juge et partie, estime ainsi Me Bouzrou, avocat des parents. A l’inverse, une information judiciaire permettra aux familles "d’avoir accès à l’enquête et de participer à la procédure".


Dans leur plainte, les parents visent notamment le défaut de mise en place de contrôle de la circulation des poids lourds, notamment aux abords de la Promenade des Anglais, alors que les camions étaient en principe interdits par arrêtés préfectoral et municipal. La plainte rappelle que le conducteur du camion, Mohamed Lahouaiej Bouhlel s’est rendu à 11 reprises sur la Promenade entre le 11 et le 14 juillet avec son poids lourds de 19 tonnes. En fonçant dans la foule, il avait fait 86 victimes.



"On pense chaque seconde à ce qu'il s'est passé"

Aujourd’hui, le couple a quitté Nice. "Nice, c'est le lieu de beaucoup de bons souvenirs, mais aussi du pire d'entre eux", a expliqué la jeune maman, de 33 ans, au Parisien. "C’était trop douloureux de rester dans cette ville, trop de souvenirs". De Nice, ils sont donc partis à Grenoble, où ils ont leurs racines. Ils essaient d’apprendre à vivre, malgré tout. Avancer, malgré ce retour en arrière. 


"Notre vie aujourd’hui, c’est que ces images, on les a en tête chaque seconde", raconte, à son tour, le papa de Yanis. "Le camion qui arrive, je prends mon fils dans les bras, je le ramasse par terre, sa mère en train de hurler… C’est quelque chose qu’on n’oubliera jamais, on doit vivre avec ça, et la tristesse est toujours aussi grande, et même de plus en plus grande." "On est obligé d’accepter. On essaie de faire face à ça, tout en pensant chaque seconde à ce qu’il s’est passé", complète la maman.



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