Attentats de Paris : les policiers doivent-ils être armés même hors service ?

Attentats de Paris : les policiers doivent-ils être armés même hors service ?

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SECURITE - En réaction aux attentats commis à Paris vendredi, les policiers demandent de pouvoir être armés, même en dehors des heures de travail, afin de pouvoir parer à toute attaque.

Légitime défense justifiée par "une crise sans précédent", ou escalade dans le surarmement ? A la suite des attentats survenus à Paris, et du plan d’urgence décrété par François Hollande qui prévoit notamment la mobilisation de milliers de policiers, des syndicats ont demandé que les policiers soient armés de manière plus systématique et règlementaire notamment lors de leurs jours de repos.

"Toutes les mesures doivent être prises pour garantir la sécurité de nos collègues et maintenir leur possibilité d’intervention, y compris dans les moments où ils ne sont pas en service, par le port permanent de leur arme (de service) individuelle", demande ainsi l’ Unsa Police, troisième syndicat de gardiens de la paix, dans un communiqué . Des mesures justifiées par le fait que "la France est dans une crise sans précédent".  

L'armement des policiers en débat

De son côté, le SCPN, syndicat majoritaire chez les commissaires de police , réclame lui "l'aménagement, pour ceux de nos collègues qui le souhaitent, de la possibilité réglementaire d'être porteurs de leur arme de service en tout temps et en tous lieux", qui "doit se concrétiser très rapidement". Le syndicat s’appuie notamment sur l’exemple de ce commissaire de police de l'Eure, qui se trouvait au Bataclan vendredi soir au moment de l'attentat, qui a été gravement blessé par les tirs des assaillants. Il ajoute qu'un gardien de la paix parisien hors service, se trouvant à la terrasse d'un café ciblé par une attaque, a été tué.

Patrice Ribeiro, secrétaire général de Synergie (second syndicat d'officiers) , a déclaré pour sa part que les "policiers volontaires doivent pouvoir être armés" quand ils sont hors service. Il cite en référence l'attaque déjouée dans le Thalys, en août, et argue que "pour empêcher les meurtres de masse, il faut être en mesure de neutraliser dans les premières minutes les terroristes". Les policiers en repos doivent en théorie laisser leur arme dans leur service ou chez eux, mais cette pratique fluctue en fonction des spécialités.

L'armement des policiers est revenu dans le débat à la suite des attentats de janvier et du risque terroriste. Tout comme celui de la légitime défense, un autre sujet sensible, sur lequel le ministre de l'Intérieur a promis récemment d'évoluer.

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