Attentats de Paris : qu'est-ce que la fiche S émise contre un des assaillants ?

Attentats de Paris : qu'est-ce que la fiche S émise contre un des assaillants ?

FAITS DIVERS
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ZOOM - L'un des auteurs des attentats qui ont visé vendredi 13 novembre l'Est parisien et Saint-Denis, était connu des services de renseignement. Il avait fait l'objet d'une fiche "S", a confirmé le procureur de Paris samedi 14 novembre.

L'un des protagonistes des attentats qui ont frappé Paris vendredi 13 novembre faisait l'objet d'une fiche "S", a expliqué le procureur de Paris François Molins, samedi 14 novembre en début de soirée. Selon des informations du Point corroborées par metronews, cet homme, dont l'identité a été confirmée après que la police a prélevé son empreinte génétique, était connu pour huit condamnations de droit commun.

Après Merah, Salhi et Ghlam

Cette fiche "S" est établie par les services de renseignement. Elle permet de répertorier les personnes suspectées de radicalisation, "S" signifiant dans le cas présent "Sûreté de l'Etat". Selon Le Point , il était même sous la surveillance de la Direction générale de la Sécurité intérieure depuis 2010 (DCRI à l'époque).

Pour mémoire, Yassin Salhi, qui avait commis l'attentat en Isère le 26 juin, Mohammed Merah, l'auteur des attentats de Toulouse et de Montauban, ou plus récemment Sid Ahmed Ghlam, le principal suspect de l'attentat raté de Villejuif, ont eux aussi eu leur fiche. Avec des degrés plus ou moins forts de dangerosité et de surveillance puisqu'on distingue seize échelons : Sid Ahmed Ghlam était au niveau "S 13", Mohammed Merah, plus dangereux, au 5.

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5000 personnes répertoriées en 2012

Cette fiche "S", l'une des 21 sous-catégories du "fichier des personnes recherchées" par les services de police et de gendarmerie, qui comporte au total 400.000 noms (les évadés y sont rangés dans la catégorie "V", les interdits de territoire en "IT"...), n'entraîne pas une filature constante de l'individu concerné. "Elle peut par exemple impliquer une surveillance d'éventuels allers-retours aux frontières, un suivi de l'activité de la personne et une étude de ses contacts et de son cercle d'amis", précisait en juin 2015 Roland Jacquard à metronews.

Il n'y pas que des aspirants terroristes qui peuvent en faire l'objet : des militants antinucléaires, des hooligans ou des membres de groupuscules d'extrême droite peuvent eux aussi y avoir droit. 5000 personnes étaient répertoriées dans le fichier "S" en 2012, une estimation assez basse, rappelle Paris Match .

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