Attentats de Paris : une fausse victime tente de toucher 20 000 euros

FAITS DIVERS
FAIT DIVERS – Une femme âgée de 25 ans originaire de Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines) a tenté de toucher 20 000 euros d'indemnités en se faisant passer pour une victime des attaques du 13 novembre 2015. Elle sera jugée par le tribunal correctionnel de Versailles lundi 13 juin.

Elle n'a pas perdu une seconde pour se manifester. Le samedi 14 novembre, au lendemain des attaques qui ont fait 130 morts et 413 blessés dans la capitale, une jeune femme âgée de 25 ans originaire de Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines) s'est connaître auprès des enquêteurs de la direction régionale de police judiciaire de Versailles, chargée par le parquet de Paris de recenser les victimes.

Celle-ci les informe qu'elle a été grièvement blessée lors de l'explosion de la bombe d'un kamikaze. Elle affirme avoir été gravement brûlée au bras et avoir perdu son bébé, rapporte Le Parisien qui a révélé l'information mardi.

Elle passe aux aveux

Mais son comportement interpelle les enquêteurs de police. La jeune femme aurait été en effet très insistance pour connaître la date à laquelle elle toucherait ses indemnités en tant que victime des attaques, 20 000 euros en l'occurrence. Les policiers cherchent une image sur Internet avec l’occurrence "bras brûlé". Avec stupeur, ils découvrent une photo qui n’est autre que celle de la photo du dossier déposé par la jeune femme. A cela s'ajouter une incohérence flagrante : la fausse victime assure que son bras a été brûlé devant un café… Où aucun terroriste ne s’est fait exploser.

Convoquée dans les locaux de la police judiciaire de Versailles en janvier dernier, la jeune femme a été placée en garde à vue pour tentative d'escroquerie, faux et altération de la vérité. Son ventre arrondi alors même qu'elle avait déclaré avoir fait une fausse couche à la suite des attentats. Conduite à l’hôpital, un médecin confirmera qu’elle est enceinte. Sa garde à vue est levée et elle est remise en liberté en attendant son accouchement.

De nouveau convoquée la semaine dernière, la jeune femme est passée aux aveux. "Elle confie qu’elle avait été interpellée par les policiers de Conflans-Sainte-Honorine alors qu’elle faisait un trafic d’ordonnances médicales. Les policiers l’ayant privé de ses revenus, elle avait imaginé qu’elle pourrait profiter de l’émotion nationale après les attentats pour gagner l’argent" rapportent nos confrères. Elle sera jugée par le tribunal correctionnel de Versailles ce lundi 13 juin pour ces faits.

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