Attentats déjoués à Orléans : "Il me disait qu'un jour, il ferait des trucs aux policiers"

Attentats déjoués à Orléans : "Il me disait qu'un jour, il ferait des trucs aux policiers"

RADICALISTION - La DGSI a déjoué un projet d’attentats à Orléans, a annoncé Bernard Cazeneuve mardi 22 décembre. Deux hommes, en contact avec un djihadiste français basé en Syrie, ont été interpellés. Ils étaient connus des services de police et s'étaient radicalisés ensemble.

"Ce n’était pas un lascar." Mardi 22 novembre, le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve a annoncé qu’un nouveau projet d’attentat visant des représentants de la force publique avait été déjoué à Orléans. Karim et Rodrigue, deux hommes âgés de 24 et 25 ans ont été interpellés. Ils auraient été en contact avec un djihadiste français basé en Syrie, dont l'enquête devra établir s'il était le commanditaire des attaques que l'un des deux interpellés a reconnues au cours de sa garde à vue. Selon les enquêteurs, le projet en était à un stade déjà bien avancé.

Les suspects avaient réuni une importante somme d'argent sur un compte bancaire afin d'acheter plusieurs fusils d'assaut, indique RTL, avant de préciser que ces derniers étaient également en contact étroit avec un fournisseur. Les trois cibles visées étaient le commissariat central d'Orléans, une caserne militaire et une gendarmerie de la région. Grâce à RTL, on en sait un peu plus sur la radicalisation d'un des suspects.

"Il est tombé sur un mec qui l'a détourné"

Interrogé par la radio , Mohamed, ami d’un des suspects interpellés confie avoir observé le changement de comportement de Karim, qui passait du temps avec son complice présumé : "Ils se suivaient mutuellement. Le seul pote qu'il avait, c'était Rodrigue. À un moment il ne parlait à personne, il était toujours tout seul. Il me disait toujours qu'un jour, il ferait des trucs aux policiers. J'ai vu le changement parce que du jour au lendemain, sa barbe a poussé. Religion, religion, religion. Franchement, ce qu'il voulait faire, ce n'est pas bien." Connu des services de police pour de petits trafics, Karim enchaînait les missions d'intérim et vivait chez ses parents avec qui il était en conflit, précise RTL.

"Ce n'était pas un lascar, ce n'est pas un mec qui traînait avec n'importe qui. Un mec calme, qui même quand ça ne va pas a toujours le sourire. Après, ce qui l'a poussé à faire ces choses-là, c'est qu'il est tombé sur un mec qui l'a détourné. Qui est cette personne, je ne sais pas", explique Mohamed. Interpellés à Orléans les 15 et 16 décembre dans le cadre d'une information judiciaire menée par des juges antiterroristes depuis août, ils ont été mis en examen et écroués pour "association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste de nature criminelle".
 

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