Attentats déjoués : "Deux des suspects avaient téléchargé l'application Périscope"

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ENQUETE - Le procureur de la République de Paris, François Molins, tient une conférence de presse ce vendredi à midi, après l'interpellation le week-end dernier de cinq hommes, soupçonnés d'avoir voulu commettre un ou plusieurs attentats le 1er décembre en région parisienne.

Le procureur de la République de Paris François Molins a donné des précisions ce vendredi midi après l'interpellation le week-end dernier de cinq hommes, soupçonnés d'avoir voulu commettre un attentat le 1er décembre en région parisienne. Les gardes à vue des suspects, entendus depuis dimanche par les enquêteurs de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI), avaient été prolongées jeudi, de manière exceptionnelle, au-delà de 96 heures. 


François Molins a annoncé ce jour  le "défèrement ce jour à midi devant la justice antiterroriste d'opérationnels de Daech" et l'ouverture d'une information judiciaire "des chefs de participation à une association de malfaiteurs terroristes en vue de la préparation de crimes d'atteinte aux personnes, d'acquisition, détention, transport, offre et cession illégale d'armes et de munitions de catégories A et B, le tout en réunion et en relation avec une entreprise terroriste". Le parquet a requis leur placement en détention provisoire.

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Quatre Français (Yassine B., Hicham M., Samy B. et Zakaria M.), âgés de 35 à 37 ans et inconnus des services antiterroristes, avaient été arrêtés à Strasbourg. Deux d'entre eux sont soupçonnés d'avoir séjourné en Syrie en 2015. Le cinquième homme gardé à vue, Hicham E., Marocain de 46 ans arrêté à Marseille, avait été signalé pour radicalisation par les services de renseignement du Portugal, pays où il résidait, après plusieurs voyages suspects en Europe. La cellule avait prévu de passer à l'acte le 1er décembre, selon une source proche de l'enquête.


François Molins a indiqué que deux des individus interpellés, "Yassine B. et Hicham M. avaient téléchargé l'application Périscope" sur leur téléphone portable. Les deux hommes sont soupçonnés d'avoir voulu filmer leur attaque en direct. Ce téléchargement "est lui aussi de nature à établir l’imminence d’un passage à l’acte" a souligné le procureur". 

Les membres de ce groupe soupçonné d'avoir voulu commettre un "attentat imminent" en région parisienne avaient fait "allégeance" à l'Etat islamique (EI) et étaient en contact avec un "donneur d'ordre dans la zone irako-syrienne", a déclaré le procureur de la République de Paris.


"Les éléments saisis à Strasbourg (...) ont en effet permis de découvrir des écrits très clairs d'allégeance à Daech et glorifiant la mort en martyr", a indiqué François Molins . "Le commando de Strasbourg, mais aussi l'individu interpellé à Marseille, disposaient d'instructions communes (...) communiquées par un donneur d'ordre depuis la zone irako-syrienne par le biais d'applications cryptées", a-t-il ajouté.


"Les exploitations techniques réalisées sur des éléments saisis lors de perquisitions à Strasbourg ont permis d'établir qu'une action était envisagée par le groupe strasbourgeois le 1er décembre sans qu'on puisse toutefois déterminer à ce stade la cible précise choisie parmi toutes celles que le groupe envisageait", a affirmé le procureur, évoquant leur "volonté manifeste de trouver et repérer des cibles pour agir à très court terme".


Chez Yassine B. à Strasbourg, ont été saisis une arme de poing de type pistolet modère SIg Sauer, un pistolet automatique Glock, un chargeur et 8 cartouches de 9mm, un chargeur et 6 catrouches non percutées de calibre 6.35


Chez Zakaria M. , les enquêteurs ont retrouvé un pistolet automatique, un pistolet mitrailleur, deux chargeurs, 1 boîte contenant 49 cartouches de 9 mm, 5 cartouches de 7.65 et 3 cartouches 38 spéciales. 

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