Attentats du 13 novembre : d'autres terroristes seraient rentrés en Europe à l'été 2015, s'inquiètent les juges

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Les attentats du 13 novembre, trois ans après

CRAINTES - Les enquêteurs veulent vérifier si d’autres terroristes que les membres du commando ont pu se glisser en Europe entre août et novembre 2015, assure ce mardi France Inter. En cause : des doutes émis par les juges dans le cadre des investigations sur les attentats de Paris.

Le 13 novembre 2015, trois commandos distincts sèment la terreur entre Paris et Saint-Denis, faisant 130 morts et près de 700 blessés. Un bilan qui aurait pu être encore plus lourd ? Selon France Inter, les juges soupçonnent en effet d'autres terroristes d'être entrés en Europe à l’été 2015 dans l'optique de participer à des attaques.

Dans le cadre de l’enquête sur ces attentats, les juges antiterroristes ont reçu le 23 mars un disque dur des autorités grecques en réponse à leur commission rogatoire internationale envoyée le 9 juin dernier. A l’intérieur : l’ensemble des "éléments d’identification des migrants ayant transité par leur sol entre le 1er août et le 12 novembre 2015", précise France Inter. Les juges ont en effet adressé à Athènes leurs inquiétudes, estimant en juin 2015 qu'il est "très vraisemblable, voire certain, que d’autres terroristes se trouvent actuellement sur le sol européen, prêts à passer à l’action".

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"Les possibilités de s'infiltrer"

Les enquêteurs cherchent notamment à déterminer les points de passage des membres du commando avant d'arriver en France. "L’enquête a déjà permis d’établir qu’une bonne partie d’entre eux avait profité de l’afflux massif de réfugiés pour rejoindre l’Europe", rappelle France Inter. D'ailleurs, en juin 2015, le Belge Abdelhamid Abaaoud, considéré depuis des mois par les enquêteurs comme l'un des coordinateurs des attentats, "a confié à un jeune Algérien nommé Bilal C. la mission de cartographier la route des Balkans en vérifiant les contrôles aux frontières et les possibilités de s'infiltrer", alors que s'ouvraient les frontières européennes du fait de la crise migratoire, soulignait en novembre 2016 un document du Centre d'analyse du terrorisme (CAT). 

Durant la "mission de reconnaissance" qui a conduit Bilal C. de la Syrie à l'Autriche en passant par la Grèce, la Macédoine, la Serbie et la Hongrie, l'Algérien a "continuellement informé Abaaoud", qui a ensuite emprunté "la même route" pour entrer en Europe, d'après ce document. Un trajet imité ensuite par d'autres terrorites du 13 novembre.  Bilal C. a quant à lui été interpellé en juillet 2016 en Allemagne, avait annoncé à l'époque le parquet allemand.

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