Aubervilliers : un enseignant attaqué au cutter, l'agresseur invoque Daech

Aubervilliers : un enseignant attaqué au cutter, l'agresseur invoque Daech

FAITS DIVERS
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FAIT DIVERS - Un enseignant aurait été victime lundi matin d'une violente agression au cutter dans une école maternelle de Seine-Saint-Denis. L'agresseur aurait invoqué Daech. La section antiterroriste a été saisie.

MISE À JOUR : l'instituteur a reconnu avoir inventé son agression. Notre nouvel article à lire ici.

Un enseignant aurait été violemment agressé à l'arme blanche lundi matin dans une école maternelle d'Aubervilliers, en Seine-Saint-Denis, par un homme qui aurait invoqué Daech. La section antiterroriste du parquet de Paris a été saisie de l'enquête, ouverte pour tentative d'assassinat en relation avec une entreprise terroriste.

Les faits se seraient déroulés entre 7h15 et 7h45 au sein de l'école Jean-Perrin, située rue Henri Manigart. Les enfants n'étaient pas encore présents. L'enseignant, âgé de 45 ans, était en train de préparer sa salle de classe lorsqu'un individu ganté, portant un masque et une blouse semblable à celle d'un peintre en bâtiment, aurait surgi. Selon son témoignage, "il se serait mis à lui frapper la tête contre le mur et à lui asséner des coups de cutter", nous explique une source policière. 

Section antiterroriste saisie

Toujours selon le récit de la victime, l'homme aurait évoqué "Daech", avertissant qu'il ne s'agissait que "d'un début" avant de prendre la fuite. Plusieurs sources policières se montrent néanmoins prudentes quant au caractère terroriste de l'affaire compte tenu du peu d'"organisation logistique" du suspect. Selon les premiers éléments de l'enquête, l'assaillant serait arrivé sans arme et se serait saisi d'un cutter et d'une paire de ciseaux qu'il aurait trouvés sur place pour attaquer l'enseignant. Celui-ci, blessé superficiellement au cou et à l'abdomen, a été hospitalisé à Lariboisière (Paris).

L'école a été fermée ce lundi et la sécurité devant l'établissement, renforcée. Cette agression survient un mois après les attentats de Paris et de Saint-Denis, revendiqués par l'Etat islamique. Dans sa revue francophone de propagande, Dar-al-Islam, publiée fin novembre, Daech avait appelé à frapper les personnels de l'Education nationale, "des ennemis d'Allah" qui "enseignent la laïcité". Selon le journaliste David Thomson, l'EI s'est "félicité" en fin de matinée de cette attaque mais ne l'a pas "revendiquée".

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