Bagui, un des frères d'Adama Traoré, placé en garde à vue

FAITS DIVERS

Toute L'info sur

Mort d'Adama Traoré

TENSIONS - Bagui Traoré, qui se trouvait avec son frère Adama lors de la violente interpellation qui a coûté la vie à celui-ci en juillet dernier, a été placé en garde à vue pour être entendu par les enquêteurs. Ces derniers enquêtant sur les nuits de violences qui ont suivi le drame Beaumont-sur-Oise.

Bagui, un des frères d'Adama a été placé en garde à vue ce mardi pour être entendu par les gendarmes de Versailles dans le cadre de l’enquête sur des tirs contre les forces de l'ordre, en juillet dernier à Beaumont-sur-Oise (Val-d'Oise), survenus lors des violences ayant suivi la mort de son frère. Le parquet a indiqué que cette garde à vue portait sur "des faits de tentative d'assassinat sur personne dépositaire de l'autorité publique".

Cinq autres personnes étaient également en garde à vue dans cette affaire. Quatre autres, interpellées ces derniers mois, sont en détention provisoire, selon le parquet. Bagui Traoré a été condamné en décembre à huit mois de prison ferme pour outrages et violences à l'égard de policiers municipaux et gendarmes, lors d'un rassemblement organisé en marge d'un Conseil municipal de Beaumont-sur-Oise en novembre. Il a depuis fait appel.

Plusieurs membres de la famille vont être entendus

D’autres membres de la famille Traoré doivent également entendus comme témoins ce mardi. Assa Traoré, une des sœurs d'Adama était interrogée dans la matinée par des gendarmes, selon un membre du comité de soutien, qui dénonce un acharnement. Le comité de soutien, qui a dénoncé ce mardi auprès de l'AFP des "violences psychologiques" à l'égard de la famille Traoré et une volonté d'"étouffer" leur lutte, organisera un point presse à 17 heures ce mardi à Paris.

Après la mort d'Adama Traoré, 24 ans, lors de son arrestation par des gendarmes le 19 juillet, des violences avaient éclaté à Beaumont-sur-Oise, d'où il était originaire, et dans les communes voisines : tirs d'armes à feu et de mortiers artisanaux, véhicules incendiés, bâtiments publics pris pour cible. Selon les autorités, une soixantaine de coups de feu avaient été tirés pendant ces cinq nuits de violences, et 13 policiers et gendarmes blessés. 

Lire aussi

En vidéo

Mort d'Adama Traore : retour sur les faits

Lire et commenter